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Mali: Hollande annonce la mort d'un 4e soldat français

Militaires français à Gao, vendredi dernier.

Militaires français à Gao, vendredi dernier. - -

Un 4e soldat français a été tué mercredi matin au Mali, à 100km de Gao, a annoncé l'Elysée en début d'après-midi. Peu après, l'état-major des armées a déclaré qu'une dizaine de terroristes avaient été neutralisés dans l'affrontement qui a coûté la vie au militaire.

Un 4e soldat français a été tué au combat mercredi matin au Mali. Dans un communiqué publié en début d'après-midi, l'Elysée précise que le militaire appartenait au 68e régiment d'artillerie d'Afrique de La Valbonne, dans l'Ain. Brigadier-chef, il participait à une opération dans l'Est du Mali, à 100 km de Gao.
« François Hollande rend hommage au sacrifice de ce militaire qui a accompli avec courage et dévouement sa mission pour libérer le Mali des groupes terroristes, poursuit le communiqué de l'Elysée. Il adresse à sa famille et ses proches ses très sincères condoléances et les assure de la pleine solidarité de la Nation ».
Le militaire tué mercredi participait à une mission de reconnaissance avec un détachement de l'armée malienne, quand leur unité a été prise à partie par un groupe de combattants islamistes, a-t-on appris auprès de l'état-major des armées.

Une « dizaine de terroristes neutralisés »

Deux heures à peine après l'annonce, l'état-major des armées a déclaré qu'une « dizaine de terroristes » avaient été « neutralisés » près de Gao, précisément lors de l'opération qui a coûté la vie à ce 4e soldat français. Le colonel Thierry BurKhard, porte-parole de l'état-major des armées, a ajouté qu'une « demi-dizaine » de combattants islamistes se sont rendus aux forces françaises lors d'affrontements près de Tessalit, dans le nord-est du pays.
Environ 4 000 militaires français sont actuellement déployés au Mali, où de violents combats les opposent quotidiennement aux combattants islamistes dans le nord-est du pays, près de Tessalit. Dans la région de Gao, dans le nord du Mali, des accrochages entre les forces françaises et l'armée malienne d'une part, les islamistes de l'autre, ont également fait ces derniers jours, selon Paris et Bamako, des dizaines de morts parmi les jihadistes.

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Trois autres militaires français ont été tués au Mali depuis le début de l'opération Serval, le 11 janvier dernier. Ce même jour, le premier de l'engagement des forces françaises, le lieutenant Damien Boiteux, pilote d'hélicoptère, avait été abattu dans la région de Sévaré.
Le 19 février, le sergent-chef Harold Vormezeele, de la Légion étrangère, avait été tué au combat, tout comme le caporal-chef parachutiste Cédric Charenton le 2 mars. Ces deux derniers sont tombés au cours d'accrochages dans le massif montagneux des Ifoghas.

Alexandre Le Mer