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Les plages marocaines menacées par le trafic illégal de sable?

Une plage marocaine - Image d'illustration

Une plage marocaine - Image d'illustration - JORGE GUERRERO / AFP

L'extraction non-contrôlée et illégale de sable met en péril plusieurs zones du littoral marocain.

Les plages marocaines sont-elles en danger immédiat de disparition? Il s'agit là de l'une des conclusions d'un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement dont les conclusions sont rapportées par France Info, qui pointe en particulier du doigt les extractions massives, et parfois non-contrôlées, de sable des littoraux du pays du Maghreb. Une situation qui à terme deviendra problématique pour le Royaume qui souhaite attirer 20 millions de touristes d'ici 2020. 

Dans ses travaux, l'ONU pointe en particulier une zone d'une centaine de kilomètres entre les villes d'Essaouira et Safi, où de nombreuses plages sont concernées, et les différentes causes de l'érosion sont énoncées. En réalité, le sable est une matière première importante et appréciée par les "marchands de sable" comprendre les "maîtres-d’œuvre d’un business semi-mafieux" qui exportant illégalement jusqu'aux nombreux chantiers de la région.. 

Ainsi, des enfants seraient recrutés comme main d'oeuvre peu chère par cette "Mafia du sable", "des fourmis face aux filières organisées qui disposent de gros moyens et du soutien des autorités pour dépouiller les plages" expliquait il y a quelques mois un proche du dossier dans le quotidien Le Monde

Un fléau mondialisé?

Pourtant, le gouvernement marocain a bien tenté de prendre cet épineux problème à bras-le-corps. Si à l'heure actuelle il est estimé que plus de 55% du sable vendu sur le marché marocain provient d'une filière clandestine, une réunions de crise avait été organisée l'an passé, sans résultats. 

Le problème est donc bien connu, mais ne concerne pas uniquement le Maroc. En 2014, FranceInfo relayait la situation des "voleuses de sable du Cap-Vert", parfois très jeunes qui, eau jusqu'au cou, sortaient illégalement jusqu'à 50 kg de sable tassé dans un grand seau qu'elles revendaient par la suite dans l'espoir de payer leurs frais de scolarité.

De manière plus générale, l'extraction massive et incontrôlée de sable reste un enjeu planétaire environnemental. Si TV5 Monde notait en 2017 que la pénurie guettait plusieurs littoraux, il était également souligné l'impact sur les écosystèmes de tels agissements. 

Hugo Septier