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"La patrie ou la mort!", les citations les plus marquantes de Fidel Castro

Fidel Castro en 2000 lors d'une commémoration

Fidel Castro en 2000 lors d'une commémoration - ADALBERTO ROQUE / AFP

De ses débuts dans l'opposition à sa dernière apparition, Fidel Castro a marqué avec ses discours. Celui qui se disait "esclave du pouvoir", avait évoqué récemment sa mort.

Fidel Castro pouvait donner des discours pendant plusieurs heures. L'ancien président cubain est mort à La Havane vendredi soir à l'âge de 90 ans. Parmi les citations célèbres du "comandante", celle qui marque le début de sa légende a été prononcée à son procès. 

"Condamnez-moi, peu m'importe, l'histoire m'absoudra", avait parié Fidel Castro en octobre 1953 lors de son procès après l'assaut de la caserne de la Moncada.

Plus tard, en juin 1958 il promettait :

"Quand cette guerre se terminera, une autre, bien plus longue et grande, commencera : la guerre que je vais lancer contre les États-Unis. Ceci va être mon véritable destin". 

"Patria o muerte"

Mars 1960, lors des obsèques des victimes de l'explosion du navire français La Coubre dans le port de La Havane, il prononce "La patrie ou la mort!" alors qu'il apportait des armes au régime. "Patria o muerte" est devenu un des principaux slogans du régime. 

Dans un même registre, en janvier 1989, Fidel Castro lance : ""Le socialisme ou la mort ! Le marxisme-léninisme ou la mort !". Une phrase symbolique au moment où l'inquiétude montait face à la situation chancelante du bloc soviétique. 

Castro "esclave" du pouvoir

Celui qui a tenu Cuba de 1976 à 2008 déclarait en septembre 1991:

"Jamais je ne me retirerai de la politique, de la Révolution. Le pouvoir est un esclavage et je suis son esclave".

Mais dès 2006 il se retire peu à peu après une intervention chirurgicale.

Dans sa critique continuelle des Etats-Unis, le président américain George W. Bush fut une des cibles favorites de Fidel Castro qui le surnommait "le petit Bush", "le Führer", "l'Idiot", "l'Imbécile" ou encore "le César". En revanche, son "fils spirituel", le président vénézuélien Hugo Chavez, était qualifié de "plus grand démocrate de toute l'Amérique du Sud". 

De l'ancien ouvrier métallurgiste et ex-président brésilien Luiz Inacio Lula de Silva: "Il a une âme de champion, j'admire sa persévérance. C'est l'optimisme et l'espérance de la région". 

Une citation soit-disant prophétique invérifiable

Relayée à de nombreuses reprises sur Twitter, une soit-disant citation de Fidel Castro demeure invérifiable. Le leader cubain aurait assuré en 1973:

"Les américains viendront dialoguer avec nous le jour où leur président sera un Noir et le pape sudaméricain". 

Une hypothétique prophétie qui se réalise finalement en 2008, avec l'élection de Barack Obama puis en 2013 avec la nomination du pape argentin François. Plusieurs titres, dont Le Monde, Slate et BuzzFeed ont tenté de retrouver l'origine de cette citation qui apparaît pour la première fois sur internet en 2014. 

Lors de son apparition, le 19 avril 2016 à la clôture du Congrès du parti communiste cubain, il avait admis, la voix tremblante : "Bientôt j'en aurai fini comme tous les autres. Notre tour viendra, à tous".

M.L. avec AFP