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L'ex-avocat de Trump se rend en prison et menace de parler davantage

Michael Cohen l'ex avocat personnel de Donald Trump

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Michael Cohen, l'ex-avocat personnel de Donald Trump, se rend ce lundi à la prison de Otisville, où il purgera sa peine de 3 ans.

Michael Cohen, l'ex-avocat de Donald Trump, se rend ce lundi en prison, où il purgera une peine de trois ans. Reconnu coupable en décembre dernier, il a été condamné pour avoir acheté le silence de deux actrices porno, ex-maîtresses présumées de Donald Trump, durant la campagne présidentielle de 2016, ce qui représente une violation des règles électorales, mais aussi pour avoir fraudé sur ses impôts et pour avoir menti sous serment au Congrès.

Il est avec Paul Manafort, l'ex-directeur de campagne de Donald Trump, le seul ancien membre de la garde rapprochée du président à avoir écopé d'une peine de prison longue. 

Il purgera sa peine dans la prison de Otisville, à une centaine de kilomètres de New York, réputée "tranquille" et souvent demandée par les juifs pratiquants puisqu'on peut y célébrer shabbat et manger casher.

"Encore beaucoup de choses à dire"

"J'ai encore beaucoup de choses à dire". C'est ce qu'a déclaré Michael Cohen, en route pour la prison, en référence à ses récentes déclarations sur Donald Trump devant le Congrès et lors de l'enquête effectuée par le procureur spécial Robert Mueller. 

L'homme qui est passé de l'un des plus fervents admirateurs du président à l'un de ses critiques les plus acerbes a dit avoir "hâte" de "partager la vérité" sur celui qu'il nomme désormais "un menteur", "un escroc" et un homme "sans âme".

Il a d'ailleurs déjà évoqué l'idée d'écrire un ouvrage au sujet de son ancien client et caresse l'idée de faire adapter ses expériences à l'écran. 

Un "rat"

Alors que Michael Cohen assure avoir effectué tous les actes répréhensibles pour lesquels il a été condamné à la demande Donald Trump, il juge sa condamnation injuste. 

En collaborant il espérait, notamment, pouvoir bénéficier d'une remise de peine. Mais les procureurs en ont décidé autrement

De l'autre côté, le camps présidentiel se réjouit de cette nouvelle et savoure sa revanche sur le "traître". Un "traître" à propos duquel Donald Trump ne mâche pas ses mots puisqu'il l'a déjà l'a qualifié de "faible" et de "rat", assurant qu'il était prêt à tous les mensonges pour éviter la prison.

Aude Solente avec AFP