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L'administration Trump veut rendre possible le licenciement de personnes transgenres

Donald Trump

Donald Trump - Doug Mills / AFP

Après avoir obtenu l'interdiction de recrutement de personnes transgenres dans l'armée, l'administration Trump souhaite que ces dernières puissent être légalement licenciées pour ce motif.

C'est une nouvelle discrimination à l'encontre des personnes trans. Le Département de la Justice américaine a demandé vendredi à la Cour suprême américaine de légaliser le licenciement de personnes au motif qu'elles sont transgenres, rapportent plusieurs médias américains notamment le HuffPost ou BuzzFeed News.

Pour l'heure, les personnes trans sont protégées par la loi américaine, au titre de l'article VII du Civil Rights Act, en vigueur depuis 1964, qui prohibe toute discrimination à l'encontre des employés américains en raison de leur "sexe biologique".

Ainsi, rapportent les médias américains, ce texte a bénéficié à une employée américaine en juillet en remportant un procès contre son ancien employeur. Aimee Stephens, avait été embauchée en 2007 en tant qu'homme par une société de pompes funèbres du Michigan. Elle avait été renvoyée plusieurs années après en annonçant son intention de faire sa transition.

Une jurisprudence attendue

Dans un texte publié vendredi, cité par le HuffPost, le Département de la Justice fait valoir, à rebours du jugement prononcé en faveur d'Aimee Stephens, que le "Titre VII ne prohibe pas les discriminations contre les personnes transgenres en raison de leur statut de personne transgenre".

La haute instance judiciaire va donc se prononcer sur ce point, en se penchant sur le cas d'Aimee Stephens et deux autres affaires.

En janvier 2019, la Cour suprême avait autorisé l'administration Trump à bloquer le recrutement de soldats transgenres au sein de l'armée américaine en attendant que la justice se prononce en appel sur cette question.

Selon le nouveau règlement du Pentagone, en vigueur depuis avril dernier, les personnes transgenres ne peuvent s'engager dans l'armée que si elles acceptent de ne pas changer de sexe biologique.

Clarisse Martin