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Italie: arrestation d'un suprémaciste blanc soupçonné de terrorisme

Une voiture de police à Milan, en Italie, le 3 novembre 2020. (Photo d'illustration)

Une voiture de police à Milan, en Italie, le 3 novembre 2020. (Photo d'illustration) - Miguel Medina - AFP

Un Italien de 22 ans, soupçonné d'association terroriste et d'incitation à commettre des attaques racistes et antisémites, a été arrêté ce vendredi à Savone.

Un Italien de 22 ans proche de groupes suprémacistes blancs, soupçonné d'association terroriste et d'incitation à commettre des attaques racistes et antisémites, a été arrêté ce vendredi à Savone, dans le nord-ouest de l'Italie, a annoncé la police.

Selon les enquêteurs, le suspect avait "avec d'autres jeunes de son âge créé une organisation baptisée 'Nouvel Ordre social', d'inspiration national-socialiste, dont le but était de recruter d'autres volontaires et planifier des actions extrémistes et violentes".

Inspiré par le nazisme, expert en armes

A travers les réseaux sociaux, cet homme passionné et expert en armes et objets militaires était en contact avec d'autres personnes ayant les mêmes orientations idéologiques.

Il a ainsi collaboré à la rédaction et à la diffusion sur internet de documents d'inspiration néo-nazie et antisémite, qui invitent ouvertement à la révolution violente contre "l'Etat contrôlé par les sionistes" et à l'élimination physique des juifs.

Le suspect, dont l'action "s'inspire du groupe suprémaciste américain AtomWaffen Division et des Waffen-SS nazis", a aussi participé à des groupes de discussion ayant pour but de faire de la propagande et d'inciter à la violence.

Douze autres suspects

Parmi les objectifs affichés figuraient des actions terroristes d'inspiration suprémaciste, comme celles d'Utoya en Norvège en 2011 et de Christchurch en Nouvelle-Zélande en 2019.

La police a également procédé à des perquisitions aux domiciles de douze autres suspects dans plusieurs villes de la péninsule, notamment à Turin, Cagliari, Pérouse, Bologne et Palerme, la capitale de la Sicile.

Les groupes d'extrême droite italiens, parfois violents, ont des racines qui remontent notamment à la dictature fasciste de Benito Mussolini (1922-1943). En 2018, un sympathisant néo-nazi avait tiré sur une douzaine de migrants africains à Macerata, faisant six blessés.

S.B.-E. avec AFP