BFMTV

Irak-Paris: nervosité avant la conférence sur la paix et la sécurité

François Hollande et le président irakien Fouad Massoum le 12 septembre 2014, à Bagdad.

François Hollande et le président irakien Fouad Massoum le 12 septembre 2014, à Bagdad. - Alain Jocard - AFP

EDITO - La lutte contre l'Etat islamique s'organise à Paris, où les représentants d'une vingtaine de pays se réunissent ce lundi.

Une conférence qui n'aura pas eu une naissance évidente, et qui va improviser un but.
Barack Obama avait proposé une conférence sur l'Irak le 5 septembre. Sur ce, le président François Hollande a imaginé une conférence à Paris, sur l'Irak, genre d'échauffement préliminaire... mais en avait-on besoin?

Une conférence sans l'Iran

Pas vraiment, mais cela ne faisait pas de mal. Cela permettait aussi de faire échanger des interlocuteurs divers et variés, inaccoutumés à s'assoir autour des mêmes tables. Il s'agit surtout de faire parler des représentants iraniens, des représentants saoudiens, et des représentants qarariens, de la manière de cesser leur guerre intra-musulmane.

Je dirais que malheureusement les représentants iraniens n'ont pas été invités, plusieurs invités s'y opposant catégoriquement. Le malheur donc, c'est que pour vaincre l'"Etat islamique", il faut inverser les alliances et les inimitiés. Or ni Paris, et encore moins Washington, ne veulent réhabiliter le régime iranien et sa petite sœur le régime de Bachar al-Assad en Syrie.

Donc ce qui aurait été le plus intéressant dans toutes ces tractations publiques a été sacrifié. Sauf une chose: le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, sera présent, et chacun tentera d'oublier pendant quelques instants l'Ukraine, ce conflit parallèle qui reste une guerre localisée à la 19e siècle, avec ses drapeaux et ses nationalistes exaltés entre deux nations qui se rassemblent énormément.

Harold Hyman