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Intervention au Mali : le père d'un des otages français fait part de son inquiétude

L'intervention de militaires français au Mali provoque l'inquiétude du père d'un des otages détenus au Sahel par des groupes terroristes.

L'intervention de militaires français au Mali provoque l'inquiétude du père d'un des otages détenus au Sahel par des groupes terroristes. - -

Le père de l'un des huit otages français détenus au Sahel par des groupes islamistes a exprimé son inquiétude, vendredi, après l'annonce par François Hollande d'une intervention militaire française au Mali. Il a fait part de son angoisse et de son inquiétude croissante.

Le père d'un des huit otages français détenus par des groupes islamiques au Sahel a exprimé son inquiétude croissante après l'annonce vendredi de l'engagement de forces françaises aux côtés de l'armée malienne. « Je constate que nous sommes dans une position où nous subissons les choses. Il y a une série de choses qui s'enchaînent qui nous tombent dessus », a dit Jean-Pierre Verdon, père de Philippe Verdon, sur RTL. « Nous sommes en situation de subir. Notre inquiétude va croissant, c'est une angoisse qui prend un corps de plus en plus consistant », a-t-il ajouté.
Pour Jean-Pierre Verdon, les autorités ont « tout mis en œuvre pour essayer de trouver des solutions » en vue de la libération des otages, « mais ça n'a pas abouti ».

« L'intérêt supérieur de l’État a prévalu »

« Je pense que c'est l'intérêt supérieur de l’État qui a prévalu », dit-il, estimant que la réaction de Paris s'est faite dans l'urgence après la prise de la ville de Konna par des groupes islamiques. « Faire la guerre aux terroristes, c'est une chose qui relève de l'Etat, nous notre obsession c'est les otages. Alors dans ce contexte-là, on se trouve dans une problématique encore plus angoissante », ajoute Jean-Pierre Verdon.
Les forces armées françaises ont apporté vendredi leur appui aux unités de l'armée malienne dans le cadre d'une intervention contre des « éléments terroristes », a annoncé François Hollande.

P.G avec Reuters