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Hong Kong: au calme dans un zoo déserté à cause du coronavirus, deux pandas s’accouplent enfin

La femelle panda Huan Huan au zoo de Beauval en septembre 2019.

La femelle panda Huan Huan au zoo de Beauval en septembre 2019. - GUILLAUME SOUVANT / AFP

Après neuf années de vie commune, les pandas Ying Ying et Le Le ont profité de l’accalmie - dans un zoo de Hong Kong fermé depuis fin janvier à cause du coronavirus - pour s’accoupler. Une victoire pour les responsables du parc qui espèrent que cette union débouchera sur une grossesse afin de participer à la préservation de cette espèce vulnérable.

L’événement était attendu depuis neuf ans. Ying Ying et Le Le, les deux pandas du zoo Ocean Park, à Hong Kong, se sont enfin accouplés, ont annoncé les responsables de l’établissement. Depuis l’arrivée du coronavirus et les mesures de confinement, les touristes ont déserté les allées du zoo, fermé depuis le mois de janvier. C’est à la faveur de cette tranquillité retrouvée que les mammifères ont enfin pu se rapprocher.

Depuis quelques semaines, le personnel du parc a remarqué un changement de comportement chez les deux pandas. Pour la première fois en neuf ans de vie commune, ils se sont prêtés au jeu de la saison des amours, qui s’étend chaque année du mois de mars à mai.

Récemment, ils "ont passé plus de temps à jouer ensemble dans l’eau, tandis que Le Le (le mâle, ndlr) laissait des marqueurs d’odeur autour de son habitat et recherchait ceux de Ying Ying", est-il précisé dans un communiqué de presse relayé par CNN.

"Participer à la préservation de l’espèce"

Le processus d'accouplement naturel a finalement eu lieu lundi. "C’est extrêmement excitant pour nous tous, car les chances de grossesse via l'accouplement naturel sont plus élevées que par insémination artificielle", s'est réjoui Michael Boos, le directeur exécutif des opérations zoologiques du parc.

S’il est encore trop tôt pour savoir si la femelle a été fécondée, les soigneurs observent de près chaque signe évocateur.

"Les premières fluctuations hormonales et comportementales pourraient se manifester dès le mois de juin", indique Michael Boos, impatient.

Une grossesse serait la bienvenue pour cette espèce de mammifères considérée comme "vulnérable" par l’Union internationale pour la conservation de la nature. Seuls 1800 pandas vivent aujourd’hui dans leur habitat naturel, avance le zoo Ocean Park qui espère "participer à la préservation de l’espèce" grâce à ce nouvel accouplement. 

Ambre Lepoivre