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Haïti : un an après, vos dons ont servi !

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Il y a un an jour pour jour, un séisme tuait 250.000 personnes à Haïti. Peu après, RMC s'associait à l'ONG Plan et sollicitait votre générosité. Bilan: grâce à vos dons, 300 enfants haïtiens ont été scolarisés dans le sud-est du pays. Reportage sur place.

Il y a un an, juste après le séisme en Haïti, RMC s’associait à l’ONG Plan pour aider les enfants d’Haïti, à Jacmel, dans le sud-est du pays. Ce partenariat a permis de cofinancer une école, grâce aux dons des auditeurs d’RMC qui ont été des milliers à se mobiliser avec nous. Aujourd’hui, 300 élèves de 6 à 16 ans sont accueillis dans cette école. Reportage sur place, où les enfants retrouvent ce mardi matin les bancs de l’école après deux semaines de vacances.

L’instituteur sonne la cloche. Avant d’entrer en classe, le premier rituel est de chanter ensemble l’hymne national haïtien.
Cette rentrée est particulière pour les écoliers comme pour leur professeur. Elle marque l’anniversaire de leur dernière journée de classe avant le séisme qui a bouleversé leurs vies. L’instituteur interpelle ses élèves : « Je vous rappelle que l’année dernière, on revenait à l’école de cette manière. Mais le jour d’après, c’était un deuil pour les Haïtiens. Mais nous, Dieu nous a prêté encore vie, ça ne nous empêche pas de continuer à travailler. N’est-ce-pas ? ». « Oui », répondent les écoliers en cœur.

Le béton terrorise les enfants depuis le séisme

Au fond de la salle, Pierre écoute sagement. Comme tous les élèves, il est en uniforme, bermuda et chemise bleue. Il explique qu’il aime cette école parce qu’elle n’est pas en béton. Le béton, en effet, terrorise les enfants depuis le séisme. C’est pourquoi toutes les salles de classe sont en bois.

« Ils n’ont rien mangé mais restent pour apprendre »

Désormais, l’école dispose du matériel nécessaire pour étudier. Mais les enseignants sont aujourd’hui inquiets pour une toute autre raison : « La plupart des élèves, leurs parents n’ont pas la possibilité de leur donner suffisamment d’aliments. Ces élèves ne peuvent pas travailler, vous savez, ventre affamé n’a point d’oreille », explique l’instituteur. Pourtant, il ne cesse de s’étonner de l’enthousiasme de ces élèves parfois affamés : « Des petits enfants me disent : maître, je n’ai rien mangé ce matin. Malgré tout, ils restent là, juste pour apprendre ».

Et depuis le séisme, un phénomène étonnant se manifeste chez ces enfants. Quand on leur demande quel métier ils souhaitent exercer plus tard, 8 des 21 élèves de cette classe disent vouloir être docteur, et 5 petites filles veulent devenir infirmières.

La vidéo de PLAN Haïti, un an après le séisme:

La Rédaction, avec Yann Abback