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EN DIRECT - L'Ukraine et la Russie échangent de nouveaux prisonniers de guerre

EN DIRECT - L'Ukraine et la Russie échangent de nouveaux prisonniers de guerre

Des soldats ukrainiens devant l'aéroport détruit de Kherson, dans le village de Chornobaivka, le 20 novembre 2022

Un nouveau bombardement russe a fait quinze morts parmi sa population vendredi soir, et six millions de foyers sont toujours affectés par des coupures de courant. L'Ukraine a par ailleurs obtenu la libération de 12 prisonniers samedi.

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Les bombardements russes ont fait 32 morts dans la région de Kherson depuis le retrait des forces de Moscou

Au moins 32 personnes ont été tuées dans des bombardements russes sur la région de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, depuis le retrait des forces pro-Moscou il y a deux semaines, a déclaré samedi le chef de la police nationale, Ihor Klymenko, dans une publication Facebook.

Les forces russes ont achevé leur retrait de la ville de
Kherson le 11 novembre après une occupation de près de neuf mois.

Nouvel échange de prisonniers entre l'Ukraine et la Russie

Sur le front, les échanges de prisonniers entre la Russie et l'Ukraine se sont poursuivis samedi avec 12 personnes libérées côté Kiev. En face, Moscou a annoncé avoir récupéré neuf de ses hommes.

Ces derniers jours, ils sont nombreux à avoir été libérés. Jeudi, 50 captifs ont été relâchés de chaque côté. Mercredi, 35 personnes ont également été échangées de chaque camp, selon les représentants respectifs.

L'Ukraine engrange de nouvelles promesses d'aides

L'Ukraine a engrangé des promesses de soutien face à Moscou ce samedi, au 90e anniversaire de l'Holodomor, la famine provoquée volontairement par le régime stalinien dans les années 1930, où plusieurs dirigeants européens ont fait le déplacement.

Les Premiers ministres de la Pologne et de la Lituanie, deux des plus proches soutiens de l'Ukraine, Mateusz Morawiecki et Ingrida Simonyte, se sont ainsi entretenu avec leur homologue Denis Chmygal.

Le Premier ministre belge Alexander De Croo s'est lui aussi rendu en visite à Kiev, sa première depuis le début de l'invasion russe. Selon l'agence Belga, il apporte un soutien financier supplémentaire de 37,4 millions d'euros pour l'Ukraine, notamment pour aider la population à faire face à l'hiver dans un contexte de coupures de courant.

Emmanuel Macron a également promis 6 millions d'euros supplémentaires pour ces exportations, vitales pour l'approvisionnement de nombreux pays d'Afrique et d'Asie.

Le chancelier allemand Olaf Scholz a lui annoncé dans une vidéo une aide supplémentaire de 15 millions d'euros pour soutenir les exportations de céréales ukrainiennes, perturbées par la guerre.

L'hiver ajoute de la misère à la misère dans l'est de l'Ukraine

"Le plus dur, c'est de trouver assez de bois coupé", explique Serguiï Khmil un habitant du village de Kamyanka à l'AFP, alors que les températures s'effondrent dans l'est de l'Ukraine. "Il y a une queue énorme pour obtenir du bois donné par des volontaires", explique-t-il.

Sans ce bois, il pense qu'il mourra probablement de froid dans les ruines de son village, bien qu'il pense utiliser les innombrables caisses de munitions abandonnées par l'armée russe en retraite comme combustible cet hiver.

Sa maison ayant été largement détruite par les bombardements, Serguiï Khmil travaille dur pour convertir sa cuisine d'été en logement hivernal de fortune, désormais rempli de couvertures, de caisses de munitions et d'un fourneau assemblé à partir de douilles d'obus russes.

Après avoir bombardé et occupé le secteur, les Russes se sont installés, réquisitionnant les bâtiments, pillant les maisons, volant de l'alcool et conduisant en état d'ébriété. Ils ont commencé à s'introduire dans les garages et les maisons et à faire la fête ivres pendant la nuit", raconte de son côté Volodymyr Tsybulya, un résident de 53 ans.

"Ils ont violé une mère et sa fille": un déserteur de l'armée russe témoigne des horreurs vues en Ukraine

Leur parole est rare. Un déserteur de l'armée russe a témoigné auprès de BFMTV des horreurs de la guerre en Ukraine dont il dit avoir été témoin. L'ancien soldat a passé plusieurs semaines dans la région de Boutcha, où il assure avoir vu ses anciens frères d'armes commettre des crimes de guerre.

"Ils ont violé une mère et sa fille de 17 ans", assure à BFMTV Nikita Chibrine, 27 ans, à propos de plusieurs soldats russes qu'il décrit comme étant "en état d'ébriété". "Ils étaient quatre au total", assure-t-il.

>> La suite est à lire dans notre article complet ici.

"La Russie doit cesser de confondre négociation et ultimatum": le chef de la diplomatie ukrainienne réaffirme que Kiev "n'est pas contre" des pourparlers

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba a réaffirmé dans un entretien au Parisien vendredi que "l'Ukraine n'est pas contre des négociations" avec la Russie pour trouver une issue au conflit.

"Mais pour que cela se produise, la Russie doit cesser de confondre négociation et ultimatum", a-t-il cependant estimé.

Il a cependant posé des conditions. "Une paix juste commence par une restauration complète de l’intégrité territoriale de l’Ukraine", incluant notamment la Crimée, annexée par la Russie en 2014, a-t-il affirmé.

L'électricité rétablie à Kherson, selon Kiev

L'électricité a été rétablie à Kherson, dans le sud de l'Ukraine, à la suite de sa libération après des mois d'occupation russe, a déclaré ce samedi un responsable de la présidence ukrainienne, rapporte Reuters.

"D'abord nous fournissons de l'électricité aux infrastructures essentielles de la ville et immédiatement après aux particuliers", a écrit Kirilo Timochenko, directeur adjoint de cabinet du président Volodymyr Zelensky, sur la messagerie Telegram.

Un "ancien général" des Marines américains fait partie de Wagner, selon le chef du groupe de mercenaires russes

Le chef du groupe russe de mercenaires Wagner, Evguéni Prigojine, a affirmé vendredi qu'un "ancien général" des Marines américains faisait partie de cette armée privée dont les recrues combattent notamment en Ukraine.

L'homme d'affaires russe a assuré dans une interview à un journal finlandais qu'un "bataillon britannique f(aisant partie de Wagner) est commandé par un citoyen américain, ancien général du Corps des Marines", cité par le service de presse de sa société Concord.

Depuis des années, Wagner est soupçonné de jouer un rôle dans la réalisation des ambitions du Kremlin, y compris en Ukraine où les combattants du groupe paramilitaire ont été en première ligne lors de l'offensive déclenchée en février.

Le ministère de la Défense britannique accuse la Russie de tirer des missiles de croisière vidés de leur ogive nucléaire

Dans son bulletin quotidien consacré au suivi de la guerre en Ukraine en date de ce samedi, le ministère de la Défense britannique a formulé une étonnante observation au sujet de l'arsenal employé par les Russes. D'après l'institution en effet, la Russie utilise des missiles de croisière hors d'âge, ou plus précisément remontant à la fin de l'ère soviétique, dans son conflit contre son voisin, après en avoir ôté l'ogive nucléaire.

"Il est probable que la Russie retire les ogives nucléaires de vieux missiles de croisière nucléaires et tire des munitions à blanc sur l’Ukraine", commence d'abord le texte. Une spéculation étayée par des images en open source (libres de droits) des restes d'un "missile de croisière AS-15 Kent apparemment abattu, et conçu dans les années 1980 dans le seul but de servir de système de livraison nucléaire".

Doutant de l'efficacité d'un tel dispositif, le ministère de la Défense britannique juge que la Russie attend qu'il leurre la défense anti-aérienne ukrainienne. "Quelle que soit l’intention russe, cet exemple d’improvisation souligne l’amoindrissement de son stock de missiles longue-portée", achève le communiqué.

Plus d'informations ici.

Les images satellites de l'Ukraine plongée dans le noir après les coupures d'électricité

La Nasa a dévoilé cette semaine des images satellites de l'Ukraine plongée dans le noir en raison de coupures d'électricité massives, après avoir été visée mercredi par des frappes russes. Ces images ont été largement partagées sur les réseaux sociaux par des comptes pro-russes pour vanter les succès de Moscou.

Plus de 6 millions de foyers ukrainiens étaient encore touchés vendredi par des coupures de courant, contre 12 millions mercredi, selon le président Volodymyr Zelensky.

>> C'est à lire ici.

"Ils ont pris les gens qui m'étaient les plus chers": la tristesse à Kherson après le bombardement russe

Le bombardement mené vendredi par les Russes sur la ville de Kherson a été particulièrement meurtrier: on déplore 15 morts et 35 blessés selon les autorités locales. C'est la première fois que les Russes frappent ainsi délibérément les quartiers résidentiels de cette ville du sud de l'Ukraine, libérée il y a tout juste deux semaines par les troupes nationales. Replié, l'envahisseur pilonne dorénavant l'agglomération depuis l'autre berge du Dniepr.

Parmi les proches des victimes des tirs russes dominent la colère et la tristesse.

"Je les déteste. Ces gens ont pris les personnes les plus précieuses de ma vie, mes parents. Mais j’ai un fils et je dois vivre pour lui", a par exemple lâché Lilia Kristenko devant les caméras et l'immeuble où vivaient son père et sa mère, désormais ravagé.

Au centre du drame, un outil de l'arsenal russe: les lance-roquettes multiples. Notre consultant pour les questions internationales, Patrick Sauce, a expliqué:

"Les lance-roquettes multiples russes sont dévastateurs contre les civils. Leur précision ne se mesure pas sur un mètre ou deux mais parfois soixante à cent mètres. Donc vous pouvez viser une centrale électrique et finalement, ça tombe sur une école. Le but est vraiment de terroriser la ville."

Craignant ce type d'assaut, les dirigeants ukrainiens avaient encouragé les civils à évacuer la ville ces derniers jours. On tente par ailleurs de vider les hôpitaux de leurs patients.

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6 millions de foyers ukrainiens privés de courant

Dans le même temps, plus de six millions de foyers ukrainiens étaient affectés par des coupures d'électricité vendredi, deux jours après des frappes massives russes contre ce pays, selon Volodymyr Zelensky. "Ce soir, des coupures se poursuivent dans la plupart des régions et à Kiev", a ajouté le chef de l'Etat dans son adresse quotidienne.

Vendredi soir, le réseau électrique avait perdu "30%" de ses capacités, a précisé sur Telegram l'opérateur Ukrenergo, alors que ce manque était de "15-20%" mercredi matin. "Nous prévoyons de passer le week-end avec un déficit d'environ 25%. Ce chiffre est déjà proche de celui d'avant la dernière attaque, mais encore un peu trop important. Par conséquent, les calendriers des restrictions seront maintenus", a précisé l'opérateur.

Le bilan du bombardement russe sur Kherson porté à 15 morts

Le bombardement le plus meurtrier de ces derniers jours a frappé Kherson vendredi: "15 habitants de la ville ont été tués et 35 blessés, dont un enfant", a affirmé Galyna Lugova, une responsable de l'administration militaire de la ville, sur les réseaux sociaux. Elle a précisé que plusieurs "maisons privées et des immeubles de grande hauteur" avaient été endommagés.

"Les envahisseurs russes ont ouvert le feu sur un quartier d'habitations à l'aide de lance-roquettes multiples. Un grand immeuble a pris feu", avait précisé plus tôt Iaroslav Ianouchevitch, gouverneur de la région de Kherson. "En raison des bombardements russes constants, nous évacuons les patients des hôpitaux de Kherson".

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