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Les députés britanniques votent la loi de déclenchement du Brexit

Le Royaume-Uni doit se prononcer pour ou contre son maintien dans l'UE le 23 juin.

Le Royaume-Uni doit se prononcer pour ou contre son maintien dans l'UE le 23 juin. - Georges Gobet - AFP

Les négociations sont censées durer deux ans. Elles démarreront au moment même où l'UE célébrera le 60e anniversaire du Traité de Rome, censé marquer une nouvelle étape dans la construction européenne. L'Ecosse de son côté devrait convoquer un nouveau réferendum d'indépendance.

Les députés britanniques ont approuvé lundi la loi autorisant le gouvernement britannique à activer l'article 50 du Traité de Lisbonne qui déclenchera le divorce d'avec l'Union européenne. La chambre des Communes a rejeté les deux amendements introduits par la chambre des Lords, la chambre haute du parlement britannique, qui a à son tour donné son accord dans la soirée au Brexit.

Les députés ont rejeté par 335 voix contre 287 le premier amendement des Lords visant à protéger les trois millions de citoyens européens vivant au Royaume-Uni. Ils ont fait de même pour l'autre amendement qui conférait le dernier mot au parlement sur l'accord final avec Bruxelles, 331 votant contre tandis que 286 votaient en sa faveur.

Les négociations sont censées durer deux ans. Elles démarreront au moment même où l'UE célébrera le 60e anniversaire du Traité de Rome, censé marquer une nouvelle étape dans la construction européenne.

D'âpres négociations à venir

Une fois activé l'article 50 du Traité de Lisbonne, les dirigeants des 27 autres Etats membres pourraient se réunir le 6 avril pour un sommet visant à définir des "lignes directrices" des négociations à venir. Les Européens chercheront à faire corps, face à des Britanniques susceptibles d'exploiter les divisions au sein du bloc.

Parmi les sujets brûlants, outre l'avenir de l'Écosse, figurera notamment la facture de la sortie de l'UE: Bruxelles pourrait exiger des Britanniques jusqu'à 60 milliards d'euros, un montant correspondant aux engagements déjà pris par Londres en termes de contribution au budget européen.

Le sort des Européens installés outre-Manche devra aussi être tranché: Theresa May refuse pour l'heure de garantir leurs droits avant d'avoir obtenu des assurances similaires pour les 1,2 million de Britanniques vivant dans l'UE.

L'indépendance voulue de l'Ecosse

C'est le jour qu'a choisi la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, pour annoncer qu'elle allait demander un nouveau référendum d'indépendance, faisant planer une menace d'éclatement du Royaume-Uni. Si le déclenchement du Brexit n'a jamais été aussi proche, pouvant théoriquement avoir lieu dès mardi, cette annonce fracassante a conduit les services de Theresa May à faire savoir qu'il interviendrait à la fin du mois.

Theresa May a aussitôt rétorqué qu'une nouvelle consultation, après celle de septembre 2014, serait un "facteur de division" et créerait "une énorme incertitude économique au pire moment possible".

S.A. avec AFP