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Le maire de Florence arrose les marches des monuments pour faire fuir les touristes qui pique-niquent

La ville de Florence, en Italie

La ville de Florence, en Italie - AFP

Le maire de Florence, en Italie, en a ras-le-bol des touristes qui bivouaquent, à l'heure du déjeuner, sur les marches des monuments de sa ville. Il a donc décidé de les rendre impraticables aux piques-niques sauvages.

C'est une initiative pour le moins originale. Plutôt que d'installer des tables et des bancs, le maire de Florence a choisi l'eau. Pour lutter contre le fléau des touristes envahissants sur les marches des monuments de cette ville touristique italienne à l'heure du pique-nique, l'élu a décidé d'arroser le parvis des édifices historiques au moment du déjeuner, a-t-il annoncé mardi.

"Un problème pour le respect du décorum"

Selon lui, ces hordes de voyageurs nuisent au "décorum" de Florence, inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, qui attire chaque année quelque 12 millions de touristes, selon The Guardian.

"Nous n'avons rien contre les touristes. Nous savons qu'ils sont une grande ressource pour notre ville, a assuré Dario Nardella, le maire de Florence, au quotidien britannique. Mais c'est un problème pour le respect du décorum. La majorité des visiteurs sont respectueux et élégants. Mais il y a eu une augmentation de ceux qui ne respectent pas notre héritage culturel, qui s'assoient sur les marches des églises, mangent et laissent leurs détritus éparpillés derrière eux."

"Plus élégant" qu'une amende

Les marches de la basilique Santa Croce et celles de l'église Santo Spirito ont été les premiers sites à être arrosés mercredi. L'expérience doit se poursuivre dans les rues du centre historique, qui doivent subir également le même traitement. Pour l'édile -qui s'était déjà opposé à l'installation d'un restaurant McDonald's- les principaux responsables sont avant tout les croisiéristes, qui ne passent que quelques heures dans la ville.

"Il n'est pas question d'interdire de manger un sandwich tout en se promenant dans les rues ou d'interdire de s'asseoir. Nous voulons que les gens arrêtent de camper. S'ils s'assoient, ils seront mouillés. Au lieu de leur imposer des amendes, nous avons estimé que cette mesure était plus élégante", a ajouté Dario Nardella.

Céline Hussonnois-Alaya