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Italie

Guerre en Ukraine: l'Italie dénonce des menaces de la Russie pour son soutien aux sanctions

Le Premier ministre italien, Mario Draghi, le 31 octobre 2021 à Rome

Le Premier ministre italien, Mario Draghi, le 31 octobre 2021 à Rome - Andreas SOLARO © 2019 AFP

Un représentant du ministère des Affaires étrangères russe a évoqué des "conséquences irréversible" à l'encontre de l'Italie en raison des sanctions imposées à la Russie. Une sortie qui n'a pas été appréciée par le gouvernement italien.

L'Italie a dénoncé samedi des menaces de la Russie à son égard, après des déclarations d'un responsable de la diplomatie russe sur les sanctions européennes.

Alexeï Paramonov, directeur du département européen du ministère russe des Affaires étrangères, a accusé l'Italie, dans une interview à l'agence publique russe RIA-Novosti, de succomber à une "hystérie antirusse" et d'oublier "en une seconde" des siècles de relations et d'accords bilatéraux.

Il a ajouté espérer que la promesse faite au début du mois par le ministre français de l'Économie, Bruno Le Maire, qui était par la suite revenu sur ses propos, d'une "guerre économique et financière totale" contre la Russie n'allait pas "faire des émules en Italie et entraîner une série de conséquences irréversibles".

Un parallèle avec la pandémie de Covid-19

Le ministère italien des Affaires étrangères a déclaré "rejeter fermement ces déclarations menaçantes" de la partie russe, et a assuré que Rome et ses partenaires européens allaient "continuer d'exercer une pression maximale" sur la Russie pour arrêter l'intervention militaire menée contre l'Ukraine.

Le responsable russe avait également rappelé que la Russie avait apporté une assistance "significative" à l'Italie aux débuts de la pandémie de Covid-19 en 2020, selon lui à la demande du ministre de la Défense Lorenzo Guerini. Ce ministre a été parmi les principaux "instigateurs de la campagne antirusse" au sein du gouvernement italien, selon lui.

Le Premier ministre italien Mario Draghi a qualifié de "particulièrement odieuse et inacceptable" la comparaison "entre l'invasion de l'Ukraine et la crise pandémique en Italie". Quant à Lorenzo Guerini, il a déclaré que l'Italie ne "ferait pas le jeu de la propagande" et continuerait de se tenir au côté de l'Ukraine. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit s'adresser par visioconférence depuis Kiev au Parlement italien mardi.

A.A. avec AFP