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Confiant, Tsipras encourage les Grecs à "prendre leur destin entre leurs mains"

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras vient de voter au référendum, le 5 juillet, à Athènes.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras vient de voter au référendum, le 5 juillet, à Athènes. - Aris Messinis - AFP

Le chef du gouvernement grec, à l'origine du référendum crucial organisé ce dimanche dans le pays, a voté tôt dans la matinée, dans un bureau de vote d'un quartier nord d'Athènes. Détendu et souriant, Alexis Tsipras, partisan du "non", s'est montré particulièrement optimiste et a évoqué une journée "de joie et de fête".

Pour le chef du gouvernement grec, cette journée de référendum est "un jour de joie et de fête". Détendu, à l'aise face aux photographes qui l'attendaient à la sortie de l'isoloir, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a déclaré, après avoir voté ce dimanche au référendum, que "personne ne pouvait ignorer le message de détermination d'un peuple à prendre son destin entre ses mains".

Un Premier ministre détendu et souriant

Visiblement décidé à chasser l'anxiété des indécis -plus de 10% des électeurs- à aller du côté du non, alors que oui et non sont au coude à coude dans les sondages, Alexis Tsipras est arrivé au bureau de vote particulièrement détendu et souriant, vêtu d'une chemise blanche et d'un pantalon gris.

Sur son passage, de nombreuses personnes criaient "oxi" (non), en signe d'encouragement. Le chef du gouvernement a voulu plaisanter avec la nuée de photographes, les ravissant en finissant de cacheter son enveloppe hors de l'isoloir, et posant quelques instants, hilare, avec un grand sourire avant de lâcher le bulletin dans l'urne, qu'il a tapotée par deux fois en signe familier d'encouragement.

"Aujourd'hui est un jour de fête et de joie"

Le référendum vise à répondre oui ou non aux dernières propositions financières des créanciers de la Grèce, posées le 25 juin sur la table des négociations. Ce texte est caduc, le programme d'aide à la Grèce s'étant achevé le 30 juin sans qu'un accord soit trouvé, mais Alexis Tsipras semble persuadé que les négociations, sur la base de l'avis du peuple, pourraient reprendre à tout moment.

Mais les créanciers ont durci l'enjeu, assurant que le vote de dimanche équivalait à dire oui ou non à l'Europe, répandant la crainte parmi des électeurs déjà éprouvés par la fermeture des banques. Alexis Tsipras a donc tenté de faire passer aux électeurs son propre "optimisme", se disant "confiant que demain, nous ouvrirons un chemin pour tous les peuples d'Europe, une voie de retour aux valeurs fondatrices de la démocratie et de la solidarité en Europe, en envoyant un message fort de volonté non seulement de rester en Europe mais de vivre avec dignité en Europe". "Aujourd'hui est un jour de fête et de joie", a-t-il assuré.

A.S. avec AFP