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Trois journalistes otages en Syrie de retour en Espagne

Trois journalistes espagnols indépendants, détenus pendant près de dix mois par Al-Qaïda en Syrie, ont été libérés.

Trois journalistes espagnols indépendants, détenus pendant près de dix mois par Al-Qaïda en Syrie, ont été libérés. - HO Diego Crespo / AFP

José Manuel Lopez, Angel Sastre et Antonio Pampliega, enlevés à Alep, dans le nord de la Syrie, le 13 juillet 2015 sont arrivés dimanche matin à la base aérienne militaire de Torrejon, près de Madrid, à bord d'un jet gouvernemental venu de Turquie.

Ces trois journalistes espagnols indépendants, détenus pendant près de dix mois par Al-Qaïda en Syrie, ont regagné leur pays dimanche après avoir été libérés au terme de discrètes tractations.

Les trois reporters expérimentés avaient été enlevés par des hommes armés alors qu'ils circulaient en minibus dans cette ville en guerre. Des sources gouvernementales ont confié qu'ils étaient détenus depuis le début par le Front Al-Nosra, affilié à la nébuleuse Al-Qaïda fondée par Oussama Ben Laden.

Toujours selon ces sources, ils semblent avoir été mieux traités que leurs trois collègues espagnols libérés en mars 2014 après leur enlèvement par l'organisation rivale Etat islamique, qui a exécuté de nombreux otages.

Le roi Felipe VI a appelé chacun des journalistes à leur arrivée.

Le dossier a été traité sans bruit par les services secrets espagnols qui tentaient de suivre leurs transfèrements et d'obtenir des signes de vie, selon des sources gouvernementales. Quand la nouvelle de l'enlèvement avait été connue, une semaine après leur disparition, les familles des otages avaient demandé aux médias la plus grande discrétion. Les ravisseurs avaient fait parvenir aux rédactions des vidéos montrant les otages, dont une fin avril pour "faire monter la pression sur Madrid à un moment particulièrement délicat", selon des sources diplomatiques.

La présidente de la Fédération des associations de journalistes en Espagne (FAPE), Elsa Gonzalez, a salué ces "journalistes free-lance aux salaires précaires mais à la vocation de fer". La Syrie est un des pays les plus dangereux au monde pour la presse selon RSF, qui a recensé la mort de 139 journalistes et 47 internautes depuis le début du conflit en 2011.

la rédaction avec AFP