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Saint-Jacques de Compostelle: 80 morts et près de 140 blessés

Le train a déraillé dans un virage, faisant 80 morts.

Le train a déraillé dans un virage, faisant 80 morts. - -

Retrouvez les dernières informations concernant la catastrophe ferroviaire qui a eu lieu, mercredi soir, à Saint-Jacques de Compostelle, dans le nord-ouest de l'Espagne.

"Le pire accident ferroviaire des 40 dernières années", écrit El Pais, au lendemain du déraillement d'un train à Saint-Jacques de Compostelle. Le bilan est lourd: 80 morts et près de 140 blessés, selon les derniers chiffres communiqués par le tribunal régional de Galice, ce jeudi.

Le train à grande vitesse transportait 222 personnes entre Madrid et Ferrol. Il a déraillé à 20h41. Au moins quatre voitures, sur les huit que comptait le convoi, se sont couchées, une autre a été projetée en l'air, selon des témoins.

>> Ce live est maintenant fermé, retrouvez la synthèse de la journée ici

20h - Le conducteur du train placé en détention à l'hôpital.

Une vitesse excessive pourrait être à l'origine du déraillement du train à Saint-Jacques de Compostelle mercredi soir et le juge chargé de l'enquête a demandé à ce que le conducteur soit interrogé et placé en détention à l'hôpital.

"Le magistrat a ordonné à la police de recueillir la déposition du conducteur, qui fait actuellement l'objet d'une enquête officielle, dans l'enceinte de l'hôpital où il a été placé en détention", a annoncé la Cour suprême de Galice dans un communiqué.

19h15 - Barack Obama, "choqué et attristé"

Le président américain Barack Obama s'est déclaré "choqué et attristé" de la catastrophe ferroviaire survenue à Saint-Jacques. Il a s'est dit prêt à aider l'Espagne.

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19h00 - Le roi d'Espagne sur place

Le roi d'Espagne Juan Carlos est arrivé à Saint-Jacques de Compostelle pour rencontrer les proches des victimes.

18h30 - 53 corps sur les 80 identifiés

Selon Pùblico, 53 corps sur les 80 personnes décédées dans l'accident ont été identifiés. Les proches des familles déplorent la lenteur du processus. La liste complète des morts devrait être rendue publique à 22h, rapporte le quotidien espagnol.

18h20 - Les pèlerins de Compostelle en prière pour les morts

Sous les voûtes de la Cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle, quelques centaines de pèlerins se sont rassemblés cet après-midi pour une messe le jour de la Saint-Jacques, le saint patron de cette ville, priant aussi pour les 80 personnes mortes dans l'accident de train.

18h10 - Un soutien psychologique indispensable pour les survivants

Les survivants ont été pris en charge jeudi matin le plus rapidement possible. Il faut agir vite car les traumatismes peuvent être nombreux. Le travail des psychologues est donc indispensable. Comment les rassurer? Réponse avec un spécialiste.

18h00 - Un bilan qui n'est que provisoire

Le vice-président de la région de Galice, Alfonso Rueda, confirme dans les médias espagnols que le bilan de 80 morts n'est que provisoire, et qu'il pourrait s'alourdir au fil de la soirée. Parmi les victimes se trouve un bébé de deux ans.

Quelque 94 personnes sont actuellement hospitalisées, et 35 d'entre elles sont dans un état critique, 4 enfants et 31 adultes. Selon les dernières informations obtenues par l'agence de presse EFE, le train roulait à plus de 150 km/h, possiblement à 190 km/h, alors que la vitesse autorisée était de 80 km/h.

17h40 - Un système de freinage automatique par balises

La ligne de chemin de fer sur laquelle roulait le train était équipée d'un système de freinage automatique par balises. Lorsque le train franchit une balise à une vitesse trop élevée, un freinage automatique est déclenché.

Malheureusement, le virage où s'est produit l'accident, pourtant réputé dangereux depuis le jour même de l'inauguration de la ligne, en 2011, n'en était pas équipé, explique El Pais.

17h20 - Sept personnes mortes à l'hôpital

Le vice-président de la région de Galice indique que 73 des victimes sont mortes sur les lieux de l'accident, et sept autres alors qu'elles étaient déjà hospitalisées. A cette heure, 53 des victimes ont été identifiées, selon la préfecture de Galice. Une vingtaine de familles sont donc encore sans nouvelle précise de leurs proches disparus.

17h00 - La vitesse excessive à l'origine du déraillement?

La vitesse excessive serait à l'origine du déraillement du train, selon un responsable proche de l'enquête, interrogé par Reuters. Il n'a toutefois pas pu indiquer à l'agence à quelle vitesse exacte roulait le train dans le virage.

16h45 - Les grèves suspendues

Le syndicat CGT en Espagne a suspendu les grèves dans le secteur ferroviaire qui avaient lieu ces jours-ci pour donner la priorité à la catastrophe.

16h35 - Les grands sportifs espagnols sous le choc

Sur Twitter, de grands sportifs espagnols rendent hommage aux victimes de la catastrophe. "Je suis extrêmement choqué par ce qu'il s'est passé à Saint-Jacques. Toutes mes pensées aux victimes", écrit Rafael Nadal, champion en titre de Roland Garros.

"Je suis très touché, j'envoie tout mon soutien aux victimes et à leurs familles", poste de son côté le défenseur madrilène Sergio Ramos. Jorge Prieto, pilote de F1, envoie, lui, une photo de Fernando Alonso et de Pedro de la Rosa.

FERNANDO ALONSO Y DE LA ROSA MANDANDO ÁNIMO A LA GENTE AFECTADA POR EL ACCIDENTE DE SANTIAGO #ÁnimoGalicia pic.twitter.com/42WTyWjNBe
— Jorge Prieto #F1 (@JorgePrieto_F1) July 25, 2013

16h30 - Nouveau bilan: 80 victimes

Un nouveau bilan officiel fait état désormais de 80 victimes, selon la préfecture de Galice. Le résumé de la journée en images.

16h00 - Des étrangers parmi les passagers

Selon un bilan provisoire, un Britannique et au moins cinq Américains figurent parmi les passagers blessés, rapporte CNN. Joint dans la matinée par BFMTV, le Quai d'Orsay affirmait qu'il n'y avait pas de Français dans le train, selon les informations dont le ministère disposait.

15h30 - Polémique autour d'un profil Facebook

Le profil Facebook du conducteur aurait été effacé du réseau social jeudi matin, après que son identité a été révélée, affirment les médias espagnols. Néanmoins, "de nombreux internautes et journalistes ont pu y accéder" avant qu'il ne disparaisse, et rapportent une conversation vue sur ce profil, explique El Pais.

Selon les captures d'écran qui circulent sur les réseaux sociaux et les médias espagnols, le 8 mars 2012, le conducteur aurait posté un cliché d'un tableau de bord, où le compteur de vitesse indique 200 km/h (voir ci-dessous). On peut lire qu'un internaute commente, en espagnol: "Dis donc, tu vas à toute vitesse, freiiiiine". A cela, le conducteur répondrait: "Je suis à la limite, je ne peux pas aller plus vite sinon je me prends une amende." L'autre lui rétorque: "Putain, mais tu vas à 200". Pas peu fier, le conducteur se vanterait alors que la photo ne soit pas truquée.

Un troisième contact entre dans la conversation. "Si tu te fais prendre par la police, tu vas finir par ne plus avoir de points, haha". Le cheminot répondrait, en majuscules. "Ca serait bien drôle de passer devant un radar et de le faire sauter! Haha, la Renfe (compagnie ferroviaire, ndlr) se prendrait une sacrée amende!"

15h25 - Test d'alcoolémie négatif

Le conducteur n'avait pas d'alcool dans le sang, ont confié des sources de la compagnie ferroviaire Renfe au Pais.

15h20 - Les dons du sang affluent

A Saint-Jacques-de-Compostelle, la solidarité des pèlerins et des habitants s'est manifestée très rapidement après l'accident, et les dons du sang ont été très nombreux. Reportage.

15h15 - Le bilan s'aggraverait

Le quotidien espagnol El Mundo parle désormais de 80 morts et de 168 blessés, mais le bilan officiel reste de 78 morts et de 143 blessés.

Joint par téléphone, le Quai d'Orsay affirme à BFMTV qu'il n'y a aucune victime française à déplorer pour le moment.

15h00 - Quarante victimes identifiées

La violence de l'impact rend l'identification des victimes très compliquée. Selon les médias espagnols, 40 des 78 morts ont été identifiés. Selon les autorités galiciennes, 19 familles ont été informées pour l'instant du décès de leur proche. La liste des victimes sera rendue publique jeudi soir, aux alentours de 22 heures.

14h45 - Le deuil national commencera à minuit

Les autorités espagnoles ont décrété trois jours de deuil national après l'accident. Il commencera jeudi à minuit et prendra fin à minuit dans la nuit de dimanche à lundi.

14h30 - Le conducteur sous haute surveillance

Le conducteur du train est actuellement hospitalisé à Saint-Jacques de Compostelle, sous la surveillance de policiers, à la demande du juge d'instruction chargé de l'affaire, qui souhaite l'entendre dès que possible. Son profil Facebook, rapidement inondé de commentaires, a été fermé vers 11 heures du matin.

"J'espère qu'il n'y a pas de morts parce que je les aurai sur la conscience", déclarait l'homme depuis sa cabine juste après l'accident, au cours d'une liaison radio avec la gare, reconnaissant qu'il avait pris le virage selon lui à 190 km/h environ, au lieu de 80.

14h15 - Des témoins filment la scène

Des témoins ont filmé le train juste après l'accident. Les images, impressionnantes, donnent à voir des scènes de chaos.

14h00 - Le conducteur entendu par un juge

Francisco José Garzón Amo, conducteur du train, légèrement blessé dans l'accident, doit être entendu par un juge d'instruction de Saint-Jacques de Compostelle, indique El Pais. Le conducteur, âgé de 52 ans et travaillant pour la Renfe depuis 30 ans selon ABC, a reconnu que la vitesse de son train approchait les 190km/h alors que le virage est limité à 80km/h.

13h50 - Le Roi et la Reine sur place cet après-midi

Juan Carlos et Sofia se rendent à Saint-Jacques de Compostelle, annonce El Pais. Ce jeudi matin, c'est le chef du gouvernement, Mariana Rajoy, qui est venu rendre visite aux victimes, à leurs familles et aux secours.

13h45 - El Pais évoque une 79e victime

"Un nouveau cadavre a été découvert", indique le site internet du journal, citant des "sources municipales".

13h20 - Vidéo impressionnante d'une caméra de surveillance

El Pais publie une vidéo prise à la sortie du virage par une caméra de surveillance au moment où le train Alvia a déraillé. On peut se rendre compte de la vitesse du train et de la violence du choc.

13h10 - Le bilan revu officiellement à la hausse: 78 morts

Les médias espagnols faisaient état depuis quelques heures d'une 78e victime. L'information a été confirmée en début d'après-midi par les autorités. Cet accident de train est le plus meurtrier en Espagne depuis 1944.

13h00 - Notre-Dame de Paris sonne le glas

Les vêpres et une messe à l'intention des victimes de la catastrophe ferroviaire seront célébrées jeudi à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Les cérémonies, présidées par Mgr Michel Aupetit, évêque auxiliaire de Paris, se dérouleront à 17h45, pour les vêpres, et 18h15 pour la messe.

A 17 heures sonnera le glas national sur les deux bourdons de la cathédrale, en hommage aux victimes. Le pape François, depuis Rio de Janeiro où il se trouve pour les JMJ, a également invité les catholiques du monde entier à prier pour les victimes et leurs familles.

12h50 - Trois jours de deuil national

Le chef du gouvernement espagnol a déclaré qu'il y aurait trois jours de deuil national dans le pays, pour rendre hommage aux victimes et aux blessés de la catastrophe. Il a remercié chaleureusement les nombreux messages de soutien envoyés par des chefs d'Etat.

12h45 - Deux enquêtes lancées sur le drame

Mariano Rajoy, le Premier ministre espagnol, a confirmé que deux enquêtes coordonnées sont en cours. La première est d'ordre judiciaire, et la seconde est menée par la commission d'enquête des accidents ferroviaires, qui dépend du ministère des Transports, "l'objectif étant d'identifier le plus vite possible les causes de cet accident ferroviaire gravissime." Il espère "une reprise de trafic rapide", mais reconnaît que cela dépendra de l'avancée des enquêtes.

12h40 - "Le jour le plus triste" pour le Premier ministre

Le chef du gouvernement tient actuellement une conférence de presse. Il a commencé par exprimer ses condoléances, et rappelé que ce jour noir "marquerait à jamais les esprits". Natif de Saint-Jacques de Compostelle, où a lieu l'accident, Mariano Rajoy a indiqué avec émotion: "C'est le jour le plus triste de ma vie".

Il a assuré les proches de victimes et de blessés qu'ils ne seront pas laissés seuls, insistant sur la solidarité du peuple espagnol. Il a salué et vivement remercié le "comportement exemplaire" des secours, des citoyens qui sont venus aider les passagers, et de tous les gens qui ont prêté main-forte de près ou de loin.

12h35 - Les blessés tous identifiés

Les blessés ont tous été identifiés. Leurs familles, réunies dans une salle par les secours, sont appelées une à une pour que leur soit communiqué l'état de leurs proches.

12h30 - Les secours à pied d'oeuvre

Une grue a permis de lever une partie de la carcasse du train, après que les pompiers se sont assurés qu'il n'y avait plus aucun passager à l'intérieur. Pour le moment, le bilan est toujours de plus de 140 blessés et de 78 morts.

12h15 - Les médias espagnols atterrés par le drame

Au lendemain de la catastrophe ferroviaire, la presse espagnole se fait l’écho du choc et de la tristesse qui saisissent l’Espagne. Au coeur de toutes les interrogations: la vitesse très élevée du train qui pourrait être à l’origine du déraillement. Revue de presse.

12h00 - Une minute de silence dans tout le pays

Alors que les douze coups viennent de résonner dans les villes d'Espagne, le pays a plongé dans le silence durant une longue minute. Devant le Parlement, de nombreux députés ont respecté cette minute de silence debout, la mine grave.

(Capture d'écran RTVE)

11h45 - "Tu sais ce que ça fait de ne rien savoir?"

Un journaliste espagnol sur place rapporte une conversation d'une femme d'une quarantaine d'années, collée à son téléphone, en larmes. "On ne sait rien. C'est intenable. Il n'est nulle part. Tu sais ce que ça fait, toi, de ne rien savoir? Que personne ne te dise si il est vivant ou mort? Les secours m'ont demandé comment il était habillé, et si j'avais des traces ADN de lui. Il doit faire partie des victimes. Je n'en peux plus..."

11h30 - Le train révisé le matin du drame

"Le train n'avait aucun problème opérationnel. Il venait d'être révisé le matin même." Le président de la compagnie ferroviaire Renfe, Julio Gomez-Pomar, est formel: le véhicule est hors de cause.

L'homme a également indiqué que le conducteur, âgé de 52 ans, avait trente ans d'expérience dans la Renfe, et faisait ce trajet entre Madrid et El Ferral depuis plus d'un an. Il connaissait donc les dangers du tracé.

11h20 - Nombreux dons du sang pour les blessés

Les Espagnols se montrent très solidaires, comme en témoigne une photo postée par l'une d'eux sur Twitter, où l'on voit une longue file d'attente de gens venus donner leur sang pour venir en aide aux nombreux blessés. Résultat: les services sont débordés, et le coordinateur espagnol des centres de dons indique aux médias espagnols que les capacités maximales de stockage sont atteintes.

@belenrdguez @informativost5 sigue la solidaridad: cola de donación de sangre en santiago #galiciadeluto pic.twitter.com/m66IqQOfaK
— Lara Yañez (@pitu_lyr) July 25, 2013

Comment la population s'organise pour venir en aide aux victimes? Reportage.

11h15 - La mécanique du train hors de cause

"Le train n'a eu aucun problème opérationnel", vient de déclarer le président de la Renfe, la compagnie ferrroviaire espagnole. Plus tôt dans la matinée, El Pais a raconté la teneur d'un enregistrement audio des propos tenus par le conducteur, juste après le déraillement du train, alors qu'il était coincé dans sa cabine. L'homme a reconnu qu'il avait pris le virage à 190 km/h, au lieu de la vitesse maximale autorisée de 80 km/h.

11h10 - La tragédie en images

Les photos prises après le choc témoignent de la violence de l'impact et du chaos qui règne sur place, quelques heures après le drame. Diaporama.

11h05 - Le roi d'Espagne en deuil

Le roi Juan Carlos d'Espagne et le prince héritier Felipe ont suspendu jeudi leurs activités officielles "en signe de deuil", tandis que la région s'apprête à observer sept jours de deuil, "le plus important de l'histoire de la région", selon le président galicien Alberto Nuñez Feijóo.

11h00 - Le bilan s'alourdit

Alors que la plupart des victimes n'ont pas encore été identifiées, le bilan vient de passer à 78 morts, selon les médias espagnols, qui citent des sources officielles.

10h50 - Le Premier ministre Mariano Rajoy sur place

Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, natif de Saint-Jacques de Compostelle, vient d'arriver sur les lieux du drame. Plus tôt dans la matinée, les services du Premier ministre ont commis un impair dans un communiqué de condoléances. Dans le dernier paragraphe, il est fait référence aux victimes... du tremblement de terre survenu lundi en Chine.

10h45 - Solidarité sur Twitter

Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes font part de leur tristesse. En Espagne, les hashtag #AnimoGalicia (Courage à la Galice), #TodosConGalicia (Tous avec la Galice), et #TragediaSantiago (Tragédie de Santiago) sont les plus utilisés.

10h15 - Les riverains aident les secouristes

Les premiers riverains qui se sont approchés des lieux de la catastrophe se sont immédiatement organisés pour extraire des passagers et apporter des vivres et des couvertures.

Jose Luis, qui habite non loin de là, raconte à La Voz de Galicia qu'il était dans un bar avec quelques amis quand il a entendu une énorme détonation. A peine arrivé sur les lieux du drame, il s'est armé de pierres pour briser des vitres, évacuant deux passagers, l'un de 30 ans, l'autre de 60, complètement désorientés. Selon lui, leurs premiers mots furent tous deux pour leurs compagnes, elles aussi passagères du train.

10h00 - Un virage connu pour sa dangerosité

Le jour de l'inauguration de ce tracé ferroviaire, le 10 décembre 2011, en prenant ce même virage, le conducteur du train avait violemment freiné, déséquilibrant plusieurs passagers. Ce jour-là, se souvient El Pais, certains s'étaient interrogés à demi-voix sur ce virage, qui surgit après plus de 80 km de ligne droite durant lesquels le train roule à près de 200 km/h.

09h45 - "Nous avons pris le virage à 190 km/h"

Le journal El Pais a pu avoir accès à un enregistrement radio où l'on entend l'un des conducteurs s'exprimer dans la cabine, juste après l'accident, avant même qu'il ne sache si il y a des morts. "Nous sommes des humains", a-t-il hurlé à plusieurs reprises. "J'espère qu'il n'y a pas de morts, je les aurai sur la conscience." L'homme reconnaît ensuite que le train a pris la courbe à 190 km/h, sans expliquer pourquoi.

9h15 - François Hollande exprime la solidarité "la plus totale" de la France à l'Espagne

"Le président de la République a adressé aux autorités espagnoles un message de soutien et de compassion, et s'associe à la peine des familles des victimes", indique l'Elysée dans un communiqué.

9h06 - "Un été meurtrier du transport ferroviaire"

Stéphane Guiquel de la Fédération national des victimes d'accidents collectifs explique qu'un tel excès de vitesse est impossible en France. "Un système de limitation de vitesse automatique, sur les trains, doit s'étendre à l'ensemble de l'échelle européenne", précise-t-il. Selon les premiers éléments de l'enquête, le train roulait à 180km/h au lieu de 80km/h.

9h05 - "Nous n'avons pas beaucoup d'éléments sur les personnes décédées"

Selon Rocio Mosquera, ministre de la Santé de Galice, des nombreuses victimes ne sont pas encore identifiées.

8h03 - La ministre des transports transmet ses condoléances

Ana Pastor, ministre du Transport espagnole, transmet ses condoléances au nom du gouvernement. "Nous travaillons à soutenir les familles et les victimes", assure-t-elle.

7h10 - Le pape François prie pour les victimes

Depuis Rio de Janeiro où il se trouve pour les JMJ, le pape François a invité les fidèles à prier pour les victimes et leurs familles.

7h - Mariano Rajoy, chef du gouvernement espagnol, est attendu sur place dans la matinée.

"Je souhaite exprimer mon affection et ma solidarité avec les victimes du terrible accident de train de Saint-Jacques", lance-t-il dans un message sur Twitter.

Mensaje de condolencias http://t.co/WDOWF1DKSE
— Mariano Rajoy Brey (@marianorajoy) July 24, 2013

6h30 - 77 morts et 143 blessés

Selon le dernier bilan provisoire rendu public par le tribunal régional de Galice 77 personnes sont mortes dans l'accident. 73 corps ont été retrouvés dans les décombres par les secours et quatre personnes sont décédées à l'hôpital.

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L'ESSENTIEL

• L'accident a fait 80 morts et près de 140 blessés selon un bilan provisoire.

• Le train, révisé le matin du drame, roulait à 190 km/h au lieu de 80 km/h, selon le conducteur, qui a été placé en détention.

• La région s'apprête à faire sept jours de deuil. Un deuil national de trois jours a également été décrété.

Alexandra Gonzalez et Laure Beaudonnet