BFMTV

La mort d'un homme qui revêtait le drapeau espagnol agite la campagne en Catalogne

Un homme revêt le drapeau Espagnol

Un homme revêt le drapeau Espagnol - Josep LAGO / AFP

Le drame a pris une dimension politique, à une semaine des élections régionales qui vont avoir lieu en Catalogne.

La mort d'un homme qui portait des bretelles aux couleurs du drapeau espagnol, tué par un jeune déjà condamné pour l'agression d'un policier, a fait irruption dans la campagne pour les élections régionales du 21 décembre en Catalogne.

Selon une source policière, l'altercation entre le meurtrier présumé, Rodrigo Lanza, 33 ans, et la victime Victor Lainez, 55 ans, a eu lieu le 8 décembre au petit matin dans un bar de Saragosse, capitale de l'Aragon, région voisine de la Catalogne.

Il est décédé mardi des suites de graves lésions cérébrales

Les témoins ont raconté que Rodrigo Lanza et trois personnes -un homme et deux femmes- qui l'accompagnaient ont traité Victor Lainez de "facho". À la sortie du bar, Rodrigo Lanza aurait attaqué la victime par derrière en le frappant avec une barre de fer, selon la presse locale. Victor Lainez, motard originaire de Catalogne et sympathisant du parti d'extrême droite Phalange Espagnole, est décédé mardi des suites de graves lésions cérébrales.

Son agresseur présumé, né au Chili, semble être "le seul auteur matériel" du crime et a été placé jeudi en détention provisoire, accusé d'homicide, selon une source policière.

Le drame a pris une dimension politique à une semaine d'élections régionales en Catalogne qui s'annoncent serrées entre indépendantistes et partisans de l'unité de l'Espagne.

"Je veux vivre dans un pays dans lequel personne ne serait agressé parce qu'il porte un drapeau", a réagi le ministre de l'Intérieur Juan Ignacio Zoido, du Parti populaire (PP, conservateur) au pouvoir à Madrid.

Le présumé coupable a passé 5 ans en prison

L'accusé de l'homicide a déjà passé cinq ans en prison, pour avoir jeté une pierre à un policier local de Barcelone, le rendant tétraplégique, lors de l'évacuation d'un squat en 2006. À sa sortie de prison, il s'était installé à Saragosse et avait participé à un documentaire qui présentait sa condamnation et celle de quatre autres personnes comme un montage de la police.

S.Z avec AFP