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Des voyageurs en serviette de bain pour dénoncer la chaleur étouffante du métro de Budapest

Le métro de Budapest

Le métro de Budapest - Attila Kisbenede-AFP

Des passagers ont manifesté en peignoirs et en serviettes de bain pour dénoncer les infrastructures vétustes du métro de Budapest, la capitale de la Hongrie.

Ils ont pris le métro de Budapest en peignoirs et en serviettes de bain. Un groupe de sept opposants au maire de la capitale hongroise a opté pour l'humour afin de dénoncer les mauvaises conditions dans lesquelles voyagent les utilisateurs des transports en commun, rapporte le site Les Observateurs de France 24.

"Métro ou sauna?"

Selon les membres de ce parti écologiste et pro-européen Párbeszéd Magyarországért, soit "Dialogue pour la Hongrie", les trois plus anciennes lignes de métro de Budapest sont vétustes et rien n'a été fait par l'édile, István Tarlós, pour y remédier.

"Métro ou sauna?" interroge avec ironie la publication du parti d'opposition sur Twitter mais aussi les pancartes qu'ils ont brandies lors de leur petite manifestation souterraine. "En hiver, on ne peut pas nettoyer la neige, on ne peut pas gérer l'eau au printemps, et en été, on ne peut pas résoudre (le problème de la chaleur, NDLR) dans le métro."

Des transports "sûrs et confortables" ou "démissionner"

Selon les militants, il fait parfois plus de 30 degrés dans les rames, alors que des travaux de rénovation ont commencé, mais, estiment-ils, sans tenir compte des problématiques d'aération, d'évacuation de l'eau lors d'inondations ou des questions d'enneigement et de grand froid l'hiver.

Le parti demande au maire, élu en 2010, de rendre les transports publics "sûrs et confortables" ou de "démissionner". L'une des lignes du réseau métropolitain de Budapest date de 1896 et figure même au patrimoine mondial de l'Unesco. Il est le deuxième plus ancien métro d'Europe, après celui de Londres, inauguré en 1863.

Comme le rapporte le site d'informations, au mois de décembre dernier, un autre parti politique avait mené une action similaire pour dénoncer l'état des infrastructures ferroviaires. Des affiches placardées dans les couloirs appelaient les voyageurs à se plaindre auprès du maire, dont le numéro de téléphone personnel était indiqué.

Céline Hussonnois-Alaya