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États-Unis: le Washington Post publie le nom des 1196 victimes de fusillades depuis 1966

Des fusils semi-automatiques AR-15, comme celui utilisé pendant la fusillade de Parkland, le 15 février 2018 dans un magasin en Utah. - George Frey - Getty Images North America - AFP

Des fusils semi-automatiques AR-15, comme celui utilisé pendant la fusillade de Parkland, le 15 février 2018 dans un magasin en Utah. - George Frey - Getty Images North America - AFP - -

Le quotidien américain a rendu hommage aux victimes de tueries de masse aux États-Unis, ce dimanche, en leur dédiant une édition spéciale de 12 pages intitulée "les vies perdues". Il recense ainsi le nom des 1196 personnes mortes dans des fusillades américaines depuis 1966.

Le journal américain The Washington Post a publié, dans son édition de dimanche, les noms des 1196 victimes de fusillades aux États-Unis depuis 1966. "54 ans, 165 fusillades, 1196 victimes", titre le grand quotidien américain.

“Mille cent quatre-vingt-seize”, a tweeté le Washington Post. “C’est le nombre de noms sur cette page. Des gens qui faisaient des choses ordinaires jusqu’à ce qu’ils soient tués par des meurtriers lors de fusillades”, a commenté le journal américain sur ses réseaux sociaux, accompagné de la liste des noms en caractères noirs.

"Les vies perdues"

Intitulée "Les vies perdues", cette édition spéciale de 12 pages est publiée quelques jours après les attentats d'El Paso et Dayton qui ont fait 31 personnes les 3 et 4 août dernier dans l'Ohio, "en hommage aux victimes, à leurs familles".

"Le rythme des tueries de masse s'est considérablement accéléré ces dernières années", constate ensuite le quotidien dans un autre message publié sur Twitter, dans lequel il recense les victimes de fusillades depuis le massacre de Sandy Hook, survenue le 14 décembre 2012 dans une école primaire du Connecticut, et au cours de laquelle 28 personnes sont mortes.

"Les 423 personnes représentées ici sont mortes entre le massacre de Sandy Hook et l'attaque du week-end dernier à Dayton, dans l'Ohio", écrit le journal, qui publie le portrait avant de préciser: "Ils représentent plus du tiers des 1196 morts depuis 1966."

Avec cette une, le directeur exécutif du journal Martin Baron relance le débat sur le droit au port d'armes aux États-Unis, et se positionne contre. “C’est le moment de réfléchir au terrible coût humain des fusillades de masse dans notre pays et de se souvenir des personnes qui ont perdu la vie”, écrit-il.

Jeanne Bulant