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Coronavirus: deux architectes autrichiens imaginent le "parc de la distance"

Illustration du "parc de la distance"

Illustration du "parc de la distance" - Instagram Studio Precht

Un parc permettant de respecter les distances sociales pour lutter contre le coronavirus a été imaginé par des architectes autrichiens. Dans cet espace vert, pas de larges pelouses mais des couloirs de verdure que les visiteurs pourraient arpenter seuls.

Pour éviter la propagation du coronavirus, et que se reproduisent les images décriées dans le monde entiers de Parisiens flânant sur les bords de Seine ou sur les pelouses de la ville, les municipalités ont fermé leurs parcs et espaces publics. L'objectif était de faire respecter les mesures de confinement et de distanciation sociale. Alors qu'un déconfinement progressif se profile à partir du 11 mai, les Français pourront-ils se promener comme avant?

Deux architectes autrichiens ont imaginé ce que pourrait être le parc de l'après-confinement. Le gouvernement a prévenu: même si les mesures de restrictions de déplacements sont levées, les gestes barrières et la distanciation sociale devront être maintenus pour éviter la transmission du Covid-19. Afin de limiter les contacts, le parc, dessiné pour la capitale autrichienne Vienne, se découpe en couloirs de verdure, comme l'explique le magazine Fast Company.

Un couloir par personne

Oubliées les grandes pelouses, le parc se dessine comme un labyrinthe: des allées parallèles accessibles à une seule personne à la fois. L'accès à ces couloirs est fermé par un portail lorsque quelqu'un est en train de se balader. Peu de risque donc de croiser un autre promeneur. Les visiteurs sont séparés par une haie, les quelques mètres de distanciation sociale sont donc respectés. Le nom de ce projet est tout trouvé. Ses concepteurs l'ont baptisé "Parc de la distance".

A l'origine, loin de l'épidémie de coronavirus, les architectes autrichiens du studio Precht voyaient en ces formes un aspect symbolique. "Il y a quelque chose de fondamental dans les spirales", explique Chris Precht. Un chemin vers le centre. Un chemin vers son moi intérieur. Et comme ce chemin concerne la solitude, je pense que c'est une géométrie appropriée pour se promener."

Justine Chevalier