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Corée du Nord : l'ONU prévoit de nouvelles sanctions drastiques  contre la Corée du Nord

Réunion du conseil de sécurité de l'ONU consacré à la Corée du Nord le 4 septembre 2017 à New York

Réunion du conseil de sécurité de l'ONU consacré à la Corée du Nord le 4 septembre 2017 à New York - STEPHANIE KEITH, GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives

Le Conseil de sécurité de l'ONU statue ce lundi sur les nouvelles sanctions à adopter contre la Corée du Nord. Washington souhaite imposer un embargo pétrolier "progressif" au pays.

Le Conseil de sécurité de l'ONU est sommé d'adopter ce lundi de nouvelles sanctions drastiques contre la Corée du Nord - incluant un embargo pétrolier "progressif" -, à l'initiative de Washington qui a cependant dû composer avec Moscou et Pékin.

La position officielle de la Chine et de la Russie, dotées d'un droit de veto, sur un texte amendé et définitif diffusé dimanche soir par les États-Unis, n'est pas connue. Un vote est attendu ce lundi à 22 heures, heure française.

"Un embargo total et immédiat sur le pétrole"

Washington prévoyait plusieurs mesures pour sanctionner le sixième essai nucléaire nord-coréen mené le 3 septembre. Notamment, un embargo total et immédiat sur le pétrole, les produits pétroliers et le gaz, le renvoi en Corée du Nord de ses expatriés (plus de 50.000, selon l'ONU), le gel des avoirs de Kim Jong-Un, l'interdiction d'importer du textile nord-coréen et des inspections de navires en haute mer suspectés d'acheminer des cargaisons interdites par les résolutions de l'ONU.

L'interdiction sur le textile approuvé par les cinq membres permanents

Après quatre jours de négociations ardues avec principalement la Chine et la Russie, deux soutiens de la Corée du Nord, l'embargo pétrolier est devenu "progressif" et devrait dépendre des évolutions de la position nord-coréenne, selon des diplomates.

L'interdiction concernant le textile a été approuvée par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ayant un droit de veto (outre les États-Unis, la Chine et la Russie, la France et la Grande-Bretagne).

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, lors d'un spectacle réservé aux scientifiques et techniciens nucléaires à Pyongyang, sur une photo non datée fournie par l'agence officielle nord-coréenne KCNA
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, lors d'un spectacle réservé aux scientifiques et techniciens nucléaires à Pyongyang, sur une photo non datée fournie par l'agence officielle nord-coréenne KCNA © STR, KCNA VIA KNS/AFP

A quelques heures de la mise au vote du projet de résolution américain, la Corée du Nord a exprimé haut et fort son opposition à ce qui constituerait un huitième train de sanctions internationales contre Pyongyang. Les résolutions de l'ONU ont été à chaque fois plus sévères

La Corée du Nord a averti les États-Unis ce lundi qu'elle leur infligerait "la plus grande des souffrances et des douleurs" s'ils persistaient à vouloir que l'ONU durcisse les sanctions à son encontre.

S.Z avec AFP