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Centrafrique: vers un report des élections en raison de l'insécurité

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La Centrafrique s'achemine vers un report de la présidentielle et des législatives en raison des difficultés financières et sécuritaires rencontrées par les agents du recensement électoral dans des régions toujours en proie aux violences intercommunautaires.

Après deux précédents reports dans un pays toujours instable, les autorités de la transition ont fixé au 18 octobre le premier tour de la présidentielle et des législatives. Auparavant, le 4 octobre, doit avoir lieu un référendum sur le projet de nouvelle constitution qui vient à peine d'être adopté dimanche par le Conseil national de transition (CNT, parlement).

"Nous constatons avec beaucoup d'autres que les élections ne pourront se tenir à bonne date. Le 18 octobre, il n'y aura pas d'élection (...) il y a une sorte d'instabilité et de vacance qui se pointe à l'horizon", affirme Crépin Mboli-Goumba, ancien ministre, président du parti africain pour la transformation radicale et l'indépendance des Etats.

L'Autorité table sur des prévisions de 1,9 million à 2,1 d'électeurs potentiels, et indique qu'elle a en déjà enregistré 900.000, dont 314.000 à Bangui.

Elle a enregistré la grande majorité des électeurs dans le sud-est, l'ouest et le nord-ouest mais pas encore dans les régions du centre, du nord, du nord-est et de l'est. Ces régions, éloignées de Bangui, sont sous la coupe de milices et de bandits. Au moins 20 personnes ont été tuées et de nombreuses blessées au cours d'affrontements intercommunautaires qui ont éclaté le 20 août à Bambari (centre), provoquant des déplacements importants de populations.

la rédaction avec AFP