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Centrafrique: un soldat français arbore une devise nazie sur son uniforme

La photo capturée sur la page Facebook des opérations extérieures de l'armée.

La photo capturée sur la page Facebook des opérations extérieures de l'armée. - -

Une photo montrant un soldat français en Centrafrique avec un insigne nazi sur le bras a été publiée puis retirée de la page Facebook des services de communication de l'armée.

Après le scandale provoqué par le foulard tête-de-mort porté au Mali par un soldat, l'armée française va faire face à une autre polémique d'ampleur. Un soldat de l'armée française porte, accroché sur son uniforme, en opération, un patch aux références nazies explicites.

Une série de neuf photos visant à montrer le bon déroulement des actions de patrouille durant l'opération Sangaris en Centrafrique a été publiée sur la page Facebook des opérations extérieures de l'armée. Parmi ces clichés, postés par l'Etat-major des armées, une image montre un homme en gros plan, l'arme à la main, et le patch, sorte de macaron velcro, accroché sur la manche. Elle a depuis été retirée, mais certains visiteurs de la page ont pu la conserver.

L'armée parle d'une ''initiative personnelle''

On y voit précisément un soldat arborant la devise SS: "Meine Ehre heißt Treue" (Mon honneur s'appelle fidélité). Dans le cercle, la devise et la mention RCA (Centrafrique, ndlr) 2013. Au milieu, un drapeau français frappé d'un énigmatique "32".

Sur ce chiffre, plusieurs interprétations sont possibles. Il pourrait s'agir de la 32e division des SS, mais elle n'a rien de significatif. Fondée sur le tard, en 1945, elle n'a duré que quelques semaines avant d'être anéantie.

Gilles Jaron, porte-parole de l'Etat-major des armées, a confirmé à BFMTV.com l'existence de cette photo: "Nous l'avons retirée, non pas pour cacher une situation mais pour prendre à bras-le corps une affaire." Il s'agirait, selon l'Etat-major, d'un acte isolé. L'instruction est en cours et aucune mesure de sanction n'a encore été prise.

La rédaction avec O. Laffargue et M. Rangin