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Centrafrique : « Nous n’avons pas d’arme, que la prière »

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La France va s’investir en Centrafrique. Jeudi, l’ONU a donné son aval à l’opération française Sangaris. Une intervention qu’attendent les habitants de Bangui qui vivent dans la terreur. RMC a pu se rendre sur place.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a donné son aval pour que la France agisse au côté de la force africaine en Centrafrique. Hier, le président Hollande a annoncé sa volonté d’agir dans des délais très courts. Il a même donné le coup d'envoi de l'opération Sangaris à l'issue d'un conseil restreint de défense, jeudi, à l'Elysée. L'intervention « sera rapide », elle « n'a pas vocation à durer et je suis sûr de son succès » a dit le président de la République. Les troupes françaises seront donc chargées d’appuyer une force africaine qui doit faire cesser les violences contre les civils et rétablir la sécurité dans le pays.

Sécuriser l'aéroport et les grands axes

Paris dispose déjà sur place d'environ 650 hommes. Ces effectifs seront « doublés d'ici quelques jours pour ne pas dire quelques heures », a promis le président Hollande. Près de 350 militaires français stationnent actuellement au Cameroun, dont une partie devrait franchir la frontière centrafricaine par la route. Les militaires de Sangaris auront notamment pour mission de sécuriser l'aéroport de Bangui et les principaux axes du pays.

La crainte de massacres

Sur place la situation s'aggrave: au moins 130 personnes ont été massacrées hier, à Bangui, la capitale. Et la population a vraiment peur. Notre envoyée spéciale à Bangui s’est rendue dans une église dans laquelle un millier de personne a trouvé refuge et vit dans la crainte d’un massacre (voir la vidéo ci-dessus).

|||>> Centrafrique: soutenez-vous l'intervention française?

La rédaction