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Brexit, nucléaire iranien... Les dossiers brûlants auquel devra s'attaquer le G7 à Biarritz

Les membres du G7 se retrouvent ce week-end à Biarritz au Pays basque. -

Les membres du G7 se retrouvent ce week-end à Biarritz au Pays basque. - - Iroz GAIZKA / AFP

Deux jours avant l'ouverture du sommet au Pays Basque, passage en revue des sujets cruciaux sur la table de travail des dirigeants.

Pendant trois jours, du 24 au 26 août, les dirigeants des plus grosses puissances mondiales se retrouveront à Biarritz, au Pays Basque. Présidé cette année par la France, le groupe des 7 réunit l'Allemagne, la France, l'Italie, le Canada, le Royaume-Uni, le Japon et les États-Unis.

D'autres États, notamment le Chili, l'Australie, l'Inde, l'Espagne, le Sénégal, l'Afrique du Sud, l'Égypte, le Rwanda et le Burkina Faso sont également représentés.

Outre la lutte contre les inégalités, sous l'égide de laquelle la France a placé la rencontre, et le réchauffement climatique, d'autres dossiers sensibles, hautement diplomatiques, sont sur la table des dirigeants.

  • Le Brexit et la négociation d'un accord de sortie

En présence du principal intéressé, Boris Johnson, la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne va être un point incontournable du sommet à Biarritz. Reçu ce jeudi par Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique a déclaré à son arrivée à l'Élysée qu'il "(voulait) un accord" de sortie.

Mercredi, Boris Johnson a rencontré Angela Merkel pour évoquer ce même sujet. Les trois dirigeants se retrouveront samedi soir pour le dîner des chefs d'États et de gouvernement du G7, avec à leur table Donald Trump, qui soutient avec fermeté un Brexit sans concession envers l'Union européenne.

  • Les tensions autour du nucléaire iranien

Absent du sommet, l'Iran devrait toutefois se trouver au coeur des discussions. L'accord sur le nucléaire iranien sera largement évoqué au cours du week-end. Vendredi, Emmanuel Macron doit recevoir le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, à Paris, en amont du G7.

"On doit avoir une discussion au sommet sur comment on gère le dossier iranien, on a des vrais désaccords au sein du G7", a souligné Emmanuel Macron mercredi, au cours d'une rencontre avec les journalistes de l'Association pour la presse présidentielle.

L'accord de Vienne, conclu entre l'Iran et les États-Unis, la Chine, la Russie, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne en 2015, est menacé depuis le retrait américain en 2018. En réponse aux sanctions rétablies par les États-Unis, l'Iran a décidé en juillet de s'affranchir de certains de ses engagements et menace d'étendre cette mesure à d'autres. 

  • Le bras de fer commercial avec la Chine

À l'instar de l'Iran, la Chine n'est pas représentée au sein du groupe des 7. Mais comme le pays du Moyen-Orient, l'Empire du Milieu devrait largement occuper les discussions de ce week-end: l'Administration Trump lui mène une guerre commerciale à l'aide de tarifs douaniers punitifs qui ont conduit la Chine à répliquer avec des armes similaires.

"Je suis l'Élu", a déclaré mercredi Donald Trump au sujet de cette guerre commerciale, en défendant son action et le fait que cette initiative "aurait dû être menée il y a longtemps déjà par d'autres présidents" et que "quelqu'un devait le faire".

Du fait du poids économique des deux pays en cause, ce conflit pourrait enrayer l'économie mondiale et la ralentir. Une problématique qui ne concerne donc pas seulement les États-Unis et la Chine, et qui touche mécaniquement les pays du G7, qui détiennent environ deux tiers des richesses mondiales.

Clarisse Martin