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Vol MH370: la dernière heure de contacts entre le Boeing et la tour de contrôle

Les recherches de débrits du vol MH370 se pousuivent depuis l'Australie. Ici un avion Royal Australian Air Force Orion, le 22 mars 2014

Les recherches de débrits du vol MH370 se pousuivent depuis l'Australie. Ici un avion Royal Australian Air Force Orion, le 22 mars 2014 - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Les 54 minutes de communication entre le vol MH 370 et la tour de contrôle, avant la disparition de l'appareil viennent d'être révélées. Elles montrent un échange de routine et quelques détails étranges.

Alors que les recherches se poursuivent au large de l'Australie, pour tenter de retrouver des débris du vol MH370, disparu le 8 mars dernier, le Telegraph vient de dévoiler le contenu des communications entre le cockpit et la tour de contrôle. Cet échange se termine avec les derniers mots du co-pilote, "eh bien bonne nuit".

Ces échanges ont duré 54 minutes et apparaissent quasiment normaux, à deux détails près. Le premier élément étrange est un message, à 1h07 du matin. Il indique que l'avion continue de voler à 35.000 pied ("MH370 remaining in flight altitude 350"). Rien de très étonnant à cela, si ce n'est que le pilote a déjà donné cette information 6 minutes auparavant.

En outre, ce message a été envoyé à 1h07, heure qui correspond à la dernière transmission Acar, entre l'avion et le système du constructeur, avant que celui ne soit, semble-t-il délibérément coupé.

"Si je devais voler un avion, c'est à cet endroit que je le ferais"

Le deuxième élément qui attire l'attention et laisse présumer que la disparition de l'avion n'est pas un accident, est que cette interruption de communication correspond au changement de zone de l'avion. Il intervient en effet pile au moment où le vol MH370 a quitté la zone de contrôle de Kuala Lumpur pour gagner celle de Ho Chi Minh Ville.

"Si je devais voler un avion, c'est à cet endroit que je le ferais", assure ainsi un ancien pilote de la British Airways dans le Telegraph.

Ces détails viennent étayer la thèse du détournement. La retranscription des échanges, souligne le Telegraph que si les pilotes sont impliqués, ils ont pris toutes les précautions pour dissimuler leurs véritables intentions.

M. R. avec Sandra Boulanger et envoyée spéciale à Kuala Lumpur