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Le G20 à la disposition du Japon face au risque nucléaire

LES VICTIMES DU SÉISME AU JAPON

LES VICTIMES DU SÉISME AU JAPON - -

PARIS (Reuters) - Le G20 est prêt à venir en aide au Japon face au risque croissant de catastrophe nucléaire après le séisme et le tsunami de...

PARIS (Reuters) - Le G20 est prêt à venir en aide au Japon face au risque croissant de catastrophe nucléaire après le séisme et le tsunami de vendredi, a déclaré mardi le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé.

Le Groupe des Vingt peut, à plus long terme, oeuvrer en faveur de normes communes sur la sécurité nucléaire, a estimé de son côté le porte-parole du gouvernement, François Baroin.

Deux nouvelles explosions sont survenues mardi à la centrale atomique de Fukushima-Daiichi sur la côte nord-est du Japon, provoquant dans la région, et jusqu'à Tokyo, une hausse du niveau de radioactivité.

"Nous avons dit à notre collègue japonais que nous étions à sa disposition", a déclaré Alain Juppé sur Europe 1.

"A eux de nous dire comment les aider. Le président de la République souhaite que le G20 en particulier, qui représente l'essentiel des grandes puissances économiques du monde, se mette au service, entre guillemets, du Japon."

Nicolas Sarkozy envisage d'organiser en avril une réunion des ministres de l'Économie et de l'Énergie du G20 sur les questions énergétiques pour tirer notamment les leçons de la crise nucléaire japonaise, a-t-on appris lundi auprès d'organisations écologiques.

La France préside jusqu'à la fin de l'année le groupe qui réunit les principales puissances avancées et émergentes de la planète, parmi lesquelles les principaux producteurs d'énergie nucléaire.

Pour François Baroin, des discussions dans le cadre du G20 peuvent favoriser la coopération, "permettre un partage d'expérience et surtout des normes partagées par tous".

Il a aussi laissé entendre qu'une telle démarche pourrait favoriser une concurrence plus loyale lors de l'attribution de contrats pour la construction de nouvelles centrales.

Areva, le groupe français numéro un mondial des réacteurs nucléaires, a perdu en 2009 un important contrat aux Emirats arabes unis en faveur d'un concurrent sud-coréen qui avait présenté une offre moins chère.

"Sur un marché compétitif international très fort, lorsque Areva porte ses projets, porte ses réacteurs, comme elle a des normes de sécurité plus importantes, elle est parfois sanctionnée", a dit François Baroin.

"Si nous avons tous les mêmes normes, la compétition à terme sera plus égale."

Marc Angrand, édité par Laure Bretton

REUTERS