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Indonésie: Joko Widodo élu président pour un second mandat

Joko Widodo, le 18 avril 2019.

Joko Widodo, le 18 avril 2019. - Citra Rafina Aqilasah - AFP

Joko Widodo, surnommé "Jokowi" a obtenu 55,5% des voix, contre 44,50% pour son adversaire Prabowo Subianto, selon le décompte final de la commission électorale.

Le président sortant Joko Widodo a été élu pour un second mandat à la tête de l'Indonésie, la troisième plus grande démocratie au monde, après avoir battu l'ex-général Prabowo Subianto, a annoncé la commission électorale très tôt ce mardi matin.

Joko Widodo, surnommé "Jokowi" a obtenu 55,5% des voix, contre 44,50% pour son adversaire Prabowo Subianto, selon le décompte final de la commission électorale.

"Cette décision a été annoncée le 21 mai (...) et sera effective immédiatement", a déclaré le chef de la commission Arief Budiman au cours d'une conférence diffusée en direct par les médias locaux. 

Sécurité renforcée 

La publication officielle des résultats était initialement attendue mercredi. Mais la commission a finalement annoncé les résultats en pleine nuit, alors que les autorités ont renforcé la sécurité dans la capitale par crainte de manifestations de l'opposition.

Quelque 32.000 membres des forces de l'ordre ont été déployés dans Jakarta en prévision de l'annonce des résultats et le bâtiment de la commission électorale a été barricadé et protégé par des rouleaux de fils de fer barbelés pour empêcher toute intrusion.

Depuis le scrutin du 17 avril auquel plus de 190 millions d'Indonésiens étaient appelés à voter, le candidat d'opposition Prabowo Subianto conteste le décompte partiel des voix qui donnait une avance au président sortant et il a déclaré avoir remporté l'élection en citant des sondages alternatifs. Il a dénoncé des fraudes au cours de l'élection et a appelé ses partisans à manifester.

Joko Widodo, 57 ans, vu comme un musulman modéré dans un pays où l'islam conservateur progresse, avait choisi comme candidat à la vice-présidence le prédicateur conservateur Ma'ruf Amin afin de donner des gages à l'électorat religieux. Son rival de 67 ans s'était de son côté rapproché des groupes islamiques les plus radicaux en vue du scrutin.

Adrienne Sigel avec AFP