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Corée du Nord: la petite soeur de Kim Jong-Un dans la lumière

Le leader nord-coréen Kim Jong-Un a officialisé l'entrée de sa jeune soeur Kim Yo-Jong dans l'organigramme du parti, dimanche 9 mars 2014.

Le leader nord-coréen Kim Jong-Un a officialisé l'entrée de sa jeune soeur Kim Yo-Jong dans l'organigramme du parti, dimanche 9 mars 2014. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Après une purge au sien du parti dirigeant l'an dernier, la Corée du Nord s'est dotée d'un nouvel organigramme dans lequel la petite soeur de Kim Jong-Un, Kim Yo-Jong, fait une entrée très remarquée.

Un peu plus de deux ans après son arrivée au pouvoir en Corée du Nord, Kim Jong-Un redessine l'organigramme politique du pays. Une stratégie qui a débuté l'an dernier par une purge des anciens fidèles de son père, dont son oncle Jang Song-Thaek, exécuté en décembre dernier pour "trahison".

Dimanche, la Corée du Nord a connu une nouvelle modification de l'organigramme du parti, avec l'arrivée de sa jeune soeur Kim Yo-Jong, qui devrait jouer un rôle prééminent.

Kim Yo-Jong, qui aurait 26 ans, est apparue dimanche aux côtés de son frère à l'occasion des élections parlementaires pour lesquelles se présente un candidat unique par circonscription, désigné par le parti des Travailleurs.

Il ne s'agit pas de la première apparition publique de la jeune femme. On l'a vue en 2011, en larmes, lors des funérailles de leur père, Kim Jong-Il, puis, épisodiquement, dans les délégations accompagnant Kim Jong-Un dans ses tournées de terrain.

Pas de fonction claire

Mais pour la première fois dimanche, au milieu de plusieurs dignitaires politiques et militaires, la jeune femme a été désignée par son nom et présentée comme une "haut responsable".

La télévision d'Etat n'a pas précisé sa fonction mais elle serait chargée des événements au cabinet de Kim Jong-Un.

Selon Ahn Chan-Il, directeur du World Institute for North Korea Studies de Séoul, la jeune Kim Yo-Jong devra aider son frère à consolider son emprise sur le pouvoir et le pays, pérennisant ainsi la dynastie des Kim, unique dans l'histoire des régimes d'inspiration socialiste.

Ce rôle était auparavant dévolu à leur tante paternelle, Kim Kyong-Hui, épouse du mentor du jeune Kim Jong-Un, Jang Song-Thaek, exécuté en décembre dernier sous l'accusation de corruption et de trahison. Kim Kyong-Hui, 67 ans, serait malade et soignée à l'étranger.

S. C. avec AFP