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Catastrophe au Bangladesh: le propriétaire de l'immeuble arrêté

Des civils prêtant main forte à des secouristes pour tenter de retrouver des survivants après l'effondrement d'un immeuble près de Dacca.

Des civils prêtant main forte à des secouristes pour tenter de retrouver des survivants après l'effondrement d'un immeuble près de Dacca. - -

Le propriétaire de l'immeuble qui s'est effondré mercredi, causant la mort de plus de 350 personnes, a été arrêté. Un Espagnol, propriétaire d'un atelier textile installé dans les locaux, est toujours recherché.

Le Bangladesh a annoncé dimanche l'arrestation du propriétaire de l'immeuble de huit étages qui s'est effondré près de Dacca mercredi. Une catastrophe qui a fait au moins 376 morts, plus de 1.200 blessés et un nombre inconnu de disparus coincés sous les gravats.

Le vice-ministre de l'Intérieur Shamsul Haque Tuku a annoncé l'arrestation de Sohel Rana, un entrepreneur membre du parti au pouvoir, soupçonné d'avoir enfreint le code de la construction du pays.

Un propriétaire d'atelier espagnol recherché

Trois propriétaires d'ateliers présents dans l'immeuble, situé dans la ville de Savar, ont déjà été arrêté samedi et devront répondre d'homicide par négligence. L'immeuble abritait en effet cinq ateliers de confection, et les victimes sont principalement des ouvriers du textile qui travaillaient pour le compte de grandes firmes occidentales.

L'un d'eux est Aminul Islam, l'associé d'un Espagnol recherché, David Mayor, considéré comme "l'accusé numéro 4", selon Kaiser Matubbor, le policier chargé de l'enquête. David Mayor est le directeur général de Phantom-Tac, une société installée sur plus de 2.000 m2 dans l'immeuble effondré.

Des rescapés ont relaté que des ouvriers travaillant au sein du bâtiment s'étaient publiquement inquiétés la veille de fissures, mais que leurs employeurs les ont forcés à embaucher mercredi.

Des vêtements Benetton retrouvés dans les décombres

Pour le moment, seule la marque espagnole Mango et le britannique Primark ont confirmé leurs relations avec des ateliers travaillant dans cet immeuble. Toutefois, des chemises bleues étiquetées de la marque italienne Benetton ont été retrouvées là où le sous-traitant New Wave Bottoms avait ses ateliers.

L'enseigne avait affirmé après l'accident que "les gens concernés dans l'effondrement de l'atelier au Bangladesh n'étaient pas des fournisseurs de Benetton", alors que le sous-traitant cite Benetton au nombre de ses clients sur son site internet.


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