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Washington: des ministres songeraient à invoquer le 25e amendement pour destituer Donald Trump

Donald Trump, le 7 décembre 2020

Donald Trump, le 7 décembre 2020 - Saul Loeb - AFP

Plusieurs médias américains affirment, à la suite des violences qui ont touché le Capitole à Washington, que des membres du gouvernement sont désormais prêts à déclarer l'actuel président des États-Unis "inapte" à exercer ses fonctions.

Des membres du gouvernement américain ont discuté de la possibilité d'écarter Donald Trump du pouvoir après le coup de force de ses partisans au Congrès, ont rapporté ce mercredi soir plusieurs médias américains.

Leurs échanges ont porté sur le 25ème amendement de la Constitution américaine, qui autorise le vice-président et une majorité du cabinet à déclarer le président "inapte" à exercer ses fonctions, selon les chaînes CNN, CBS et ABC, qui s'appuient sur des sources anonymes. Mais aucune proposition formelle n'a encore été présentée au vice-président Mike Pence, a précisé CBS.

"Malade mentalement"

Plusieurs élus et éditorialistes de grands quotidiens ont plaidé ouvertement pour cette option, même s'il ne reste que deux semaines avant la fin du mandat de Donald Trump.

Tous les démocrates de la commission judiciaire de la Chambre des représentants ont ainsi adressé un courrier à Mike Pence pour lui demander d'invoquer le 25e amendement "dans l'intérêt de la démocratie".

Pour eux, le président sortant "est malade mentalement et incapable de gérer et d'accepter les résultats de l'élection de 2020".

L'influent Washington Post a également plaidé en ce sens dans un éditorial sévère. Pour ses éditorialistes, "le président est responsable de l'acte de sédition" survenu au Capitole, où des centaines de ses partisans ont fait irruption, alors que les élus entamaient le processus de certification de la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle.

"Une grave menave pour la démocratie"

Donald Trump "a prouvé qu'il représente une grave menace pour la démocratie, il doit etre écarté", ajoutent-ils.

D'autres, comme la représentante démocrate Ilhan Omar, ont fait savoir qu'ils envisageaient de présenter de nouveaux articles de mise en accusation au Congrès en vue de sa destitution, mais cette procédure est plus longue et peu susceptible d'aboutir avant la prestation de serment de Joe Biden le 20 janvier.

Jé. M. avec AFP