BFMTV

Charlottesville: la mère de la victime refuse de parler à Trump

Une manifestante brandit une pancarte à l'effigie d'Heather Heyer morte lors des violences de Charlottesville, le 14 août 2017

Une manifestante brandit une pancarte à l'effigie d'Heather Heyer morte lors des violences de Charlottesville, le 14 août 2017 - Stephen Maturen / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

La mère de Heath Heyer, tuée samedi lors de violences à Charlottesville, refuse de parler à Donald Trump à la suite des propos controversés qu'il a tenu depuis l'incident.

La mère de la femme de 32 ans tuée samedi par un sympathisant néo-nazi à Charlottesville (Virginie, est) a indiqué vendredi qu'elle refusait de parler au président Donald Trump "après ce qu'il a dit sur mon enfant".

Contactée plusieurs fois par la maison blanche

Susan Bro a précisé sur la chaîne ABC que la Maison Blanche avait tenté à plusieurs reprises de la contacter.

"Au début, je manquais simplement ses appels", a-t-elle dit. "Le premier appel semble être arrivé pendant les funérailles" de Heather Heyer, sa fille, qui participait samedi à une contre-manifestation anti-raciste face à des suprémacistes blancs.

"J'étais à la maison, en train de me remettre de l'épuisement des funérailles et j'ai pensé 'eh, bien, je m'occuperai de lui plus tard'", a-t-elle raconté, avant de changer d'avis en découvrant les déclarations controversées du président mardi.

"Je ne parle plus au président désormais. (...) Je suis désolée. Après ce qu'il a dit sur mon enfant", a justifié Mme Bro. "J'ai vu un extrait vidéo de sa conférence de presse où il disait que les manifestants comme Mlle Heyer, et le KKK et les suprémacistes blancs étaient équivalents", a-t-elle poursuivi. "Vous ne pouvez évacuer ça d'un revers de la main et dire 'je suis désolé'".

"Une fantastique jeune femme"

Donald Trump a dit vendredi avoir entendu que Heather Heyer était "une fantastique jeune femme" et que sa mère avait dit "les choses les plus gentilles" sur lui.

Selon lui, le conducteur du véhicule qui a foncé dans la foule - blessant également 19 personnes - a fait "quelque chose d'horrible et d'inexcusable". Il a aussi condamné les suprémacistes blancs et les néo-nazis qui avaient organisé la manifestation pour s'opposer au retrait d'une statue confédérée.

Mais il a provoqué une vive controverse, y compris au sein de son propre camp, en estimant mardi qu'il y avait des torts "des deux côtés".

C.Br. avec AFP