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Québec: l’employée d’un collège privé rattrapée par son passé d’actrice porno

Interrogée à l’entrée du collège par une journaliste de TVA Nouvelles, la jeune femme a nié en bloc.

Interrogée à l’entrée du collège par une journaliste de TVA Nouvelles, la jeune femme a nié en bloc. - Capture d'écran TVA

Une employée du très réputé collège privé Jésus-Marie à Sillery, au Québec, est soupçonnée d’avoir tourné dans une dizaine de films pornographiques, facilement accessibles sur Internet. La jeune femme, qui travaille à plein temps au contact des enfants, a été suspendue de ses fonctions.

Une employée du très chic collège privé Jésus-Marie, au Québec, est soupçonnée d’avoir tourné dans une série de films pornographiques, a révélé mercredi TVA Nouvelles, un journal télévisé diffusé sur la chaîne québécoise éponyme. La jeune femme, qui travaille à plein temps au contact des enfants [au Canada, le collège est l’équivalent du lycée en France, ndlr], se ferait appeler "Candy Kiss" dans la dizaine de vidéos porno, facilement accessibles sur Internet.

Interrogée à l’entrée du collège par une journaliste de TVA, la jeune femme a nié en bloc. "Je n'ai jamais fait de sites pornographiques", s'est-elle justifiée devant la caméra, le visage flouté, se disant sous le choc.

Un producteur de X confirme l'information

Pourtant, TVA Nouvelles a interviewé un producteur de films pornographiques, Nicola Lafleur, qui affirme que l’employée de collège a bien signé un contrat de deux ans avec sa société, Pegas production.

"Elle a été actrice pour nous de 2007 aux alentours de 2008 ou 2009, maximum", a insisté le producteur de films X au micro de TVA. "Avec elle, on avait un concept qui était comme avec son copain à l'époque, des scènes principalement de couple".

Comme le rapporte le Journal de Québec, la direction de l’établissement situé à Sillery a décidé d’ouvrir une enquête interne, afin de vérifier la véracité de l'information, avant de suspendre la jeune femme de ses fonctions.

"Elle comme nous avons besoin d’un peu de temps pour prendre du recul et pour réfléchir à tout ça", a déclaré le directeur du collège, Paul-André Boily, dans un entretien jeudi avec la radio canadienne FM93. "On a permis à cette personne-là d’être un peu à l’abri".

La jeune femme risque de perdre son emploi

La jeune femme risque-t-elle de perdre son emploi pour avoir caché son passé sulfureux? La décision n’a pas encore été prise, a précisé le directeur du collège:

"Le porno en tant que tel, c’est clair que ce n’est pas dans le sens des valeurs du collège et de notre mission éducative", a-t-il commenté. "Cela dit, on va se donner le temps de réfléchir pour prendre la meilleure décision possible. [...] Le pardon est une de nos valeurs et ça va assurément faire partie de notre réflexion".

Depuis que l’information est sortie dans la presse canadienne, l’établissement croule sous les coups de fils de parents d’élèves inquiets, a expliqué Paul-André Boily, précisant que l’avis des parents serait pris en compte pour décider ou non de sanctionner la jeune femme.

C. P.