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Venezuela: l'opposition conteste l'élection présidentielle

L'opposition vénézuélienne conteste l'élection présidentielle du 14 avril qui a porté Nicolas Maduro au pouvoir.

L'opposition vénézuélienne conteste l'élection présidentielle du 14 avril qui a porté Nicolas Maduro au pouvoir. - -

L'opposition vénézuélienne, qui conteste le résultat de l'élection présidentielle du 14 avril, présentera jeudi un recours devant le Tribunal suprême de justice (TSJ, cour suprême), a annoncé mercredi le leader de l'opposition, Henrique Capriles.

Pour l'opposition vénézuélienne, l'élection présidentielle qui a permis de désigner le successeur d'Hugo Chavez ne passe pas. Elle présentera donc jeudi un recours devant le Tribunal suprême de justice. C'est ce qu'a annoncé son leader Henrique Capriles le 1er mai, au cours d'un rassemblement marquant la Fête du Travail dans l'est de Caracas.

L'opposition conteste l'élection de Nicolas Maduro, héritier du défunt président Hugo Chavez, proclamé vainqueur par le Conseil national électoral (CNE) avec une faible avance sur Henrique Capriles. Elle affirme que le scrutin a été faussé par de nombreuses fraudes.

Bagarre au parlement vénézuélien

Henrique Capriles, gouverneur de l'Etat de Miranda, dans le nord du Venezuela, a répété que l'opposition voulait épuiser tous les recours légaux possibles au Venezuela avant de porter le dossier devant les instances internationales.

L'opposition déposera son recours après l'annonce par le Conseil national électoral (CNE) de l'ouverture lundi d'un audit partiel, d'ores et déjà rejeté par l'opposition, des résultats de l'élection présidentielle du 14 avril. Henrique Capriles a estimé que cet audit resterait une "farce" sans une révision des listes électorales.

De leur côté, les Etats-Unis ont condamné mercredi la bagarre de la veille au Parlement vénézuélien entre députés chavistes et l'opposition, mais ont réaffirmé leur volonté de travailler avec Nicolas Maduro.

Une bagarre avait éclaté mardi au parlement vénézuélien entre députés de la majorité et de l'opposition, illustrant les tensions politiques qui agitent le pays depuis l'élection présidentielle du 14 avril. Les parlementaires en sont venus aux mains après le vote par la majorité d'un texte interdisant à l'opposition de s'exprimer dans l'hémicycle, en représailles à son refus de reconnaître la victoire de Nicolas Maduro.

M.R. avec AFP