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À Brasilia, Bolsonaro harangue des manifestants anti-confinement

Le président brésilien Jair Bolsonaro haranguant des manifestants anti-confinement à Brasilia, le 19 avril 2020

Le président brésilien Jair Bolsonaro haranguant des manifestants anti-confinement à Brasilia, le 19 avril 2020 - AFP - Sergio Lima

Ces manifestants réclament l'application d'une loi qui a imposé en 1968 la fermeture du Congrès et supprimé de nombreux droits constitutionnels. Le président brésilien, lui, continue de minimiser la létalité du Covid-19.

Le président brésilien Jair Bolsonaro est allé soutenir ce dimanche des manifestants qui, ne respectant pas les règles de confinement, se sont massés devant le quartier général de l'armée à Brasilia pour réclamer une intervention militaire et la fermeture du Congrès.

"Nous ne voulons rien négocier", a lancé le président d'extrême droite, debout à l'arrière d'un pick-up, aux manifestants agglutinés, brandissant des pancartes appelant à "l'intervention militaire avec Bolsonaro".

Cortège de 600 personnes

Ces manifestants réclament l'application d'une loi qui a imposé en 1968 la fermeture du Congrès et supprimé de nombreux droits constitutionnels.

"Je suis ici car je crois en vous et vous êtes ici car vous croyez au Brésil", a hurlé le président à quelques mètres de distance de la foule. Des enfants, des personnes âgées, quelques personnes portant des masques, se trouvaient aux premiers rangs du cortège qui a attiré environ 600 personnes.

Jair Bolsonaro critique constamment les dirigeants du Congrès, les gouverneurs et le maires qui défendent la politique de confinement et de distanciation sociale visant à enrayer la propagation du coronavirus qui a fait plus de 2300 victimes et infecté plus de 36.000 personnes dans le pays.

"Vous devez lutter pour votre pays"

Le chef d'État brésilien minimise la létalité du virus qu'il qualifie de "grippette", promeut les rassemblements, et s'est exprimé à plusieurs reprises en faveur de la réouverture des commerces et des écoles.

"Vous devez lutter pour votre pays. Comptez sur votre président pour faire le nécessaire afin que nous puissions garantir la démocratie et ce qui nous est le plus cher, notre liberté", a lancé Jair Bolsonaro.

Au cours de son allocution, émaillée de quintes de toux, le président brésilien n'a pas remis en question l'appel à une intervention militaire ou la demande de fermeture du Congrès des manifestants.

Une majorité de 68% des Brésiliens approuvent le confinement malgré son impact sur l'économie, selon un sondage de l'institut Datafolha publié samedi. Le chiffre est toutefois déclinant, puisqu'il était de 76% début avril.

JP avec AFP