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Petroplus Petit-Couronne : le président du repreneur potentiel libyen « déçu »

Le site Petroplus de Petit-Couronne emploie 470 salariés et plus de 3 000 sous-traitants.

Le site Petroplus de Petit-Couronne emploie 470 salariés et plus de 3 000 sous-traitants. - -

Le tribunal de commerce doit statuer ce mardi sur le sort de l’usine de Petroplus de Petit-Couronne. Le président de l’un des deux repreneurs potentiels, le libyen Murzuk Oil, s’est dit « déçu » en sortant du tribunal.

Cela fait plus d’un an que les salariés sont dans l'attente. Ce mardi matin, le tribunal de commerce de Rouen doit statuer sur le sort de l’usine Petroplus de Petit-Couronne, en Seine-Maritime. Mabrouck Jomode Elie Getty, le président de Murzuk Oil, repreneur potentiel libyen de la raffinerie, a quitté, « déçu », le tribunal. « Je rentre chez moi en Liby», a-t-il affirmé à la presse à l'issue de son audition. « On a respecté les choses de A à Z, on nous demandait d'avoir de l'argent, du pétrole et l'avenir pour les salariés, je ne peux pas faire plus », a-t-il affirmé, qui a quitté le tribunal 90 minutes environ après le début de l'audience. « En Libye, on a du pétrole brut, on voulait se développer dans le raffinage, on a besoin de savoir-faire. C'est pour ça qu'on a choisi la France, si la France ne veut pas, je choisis l'Allemagne. Je vais aller en Suisse ou en Suède là où il y a des raffineries »
Depuis 9h30, le tribunal examine en effet les offres des deux candidats à la reprise du site, le libyen Murzuq Oil mais aussi le Panaméen NetOil, dernier en course. L'administrateur judiciaire en avait déjà écarté deux autres : le Luxembourgeois GTSA et le Hongkongais Oceanmed Seasky System Limited, même si les syndicats demandaient que dans le cas où aucune des offres retenues ne convient, les deux autres soient à leur tour étudiées.

Près de 4 000 salariés concernés

Au total, près de 4 000 emplois sont en jeu. La raffinerie emploie 470 salariés, mais il y a aussi les plus de 3 000 sous-traitants qui travaillent tous les jours sur le site. Quelque 200 personnes étaient par ailleurs rassemblées mardi matin devant le tribunal de commerce de Rouen pour faire pression. Si Petroplus a déposé le bilan en janvier 2012 et a été mis en liquidation en octobre, l’activité devait être maintenue jusqu’à ce mardi 16 avril.

Mathias Chaillot avec AFP