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Mort "probable" d'Abou Zeid selon l'armée française

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Le gouvernement n'avait pas confirmé la mort d'Abou Zeid, annoncée jeudi soir. Lundi, l'armée a évoqué la mort "probable" du cadre d'Aqmi.

Depuis vendredi, la prudence était de mise au gouvernement français qui s'est toujours refusé à confirmer la mort d'Abou Zeid. Lundi, le chef d'Etat major français, l'amiral Edouard Guillaud, a pour la première fois évoqué la mort "probable" d'Abou Zeid.

"C'est probable mais ça n'est que probable. Nous ne pouvons pas avoir de certitudes pour l'instant. Ce serait une bonne nouvelle. Nous n'avons pas récupéré le corps", a-t-il affirmé sur Europe1.

Les otages toujours pas localisés

Puis, évoquant la situation des otages, l'amiral Guillaud a reconnu que leur localisation faisait encore défaut. "Nous ne savons pas où sont les otages", a-t-il déclaré.

Et de juger "possible" qu'ils aient été déplacés, et "dispersés", "mais pas forcément dans un autre pays".

"Une organisation industrielle du terrorisme"

Concernant la situation au Mali, où les troupes françaises sont toujours déployées, l'amiral Guillaud a évoqué "une organisation industrielle du terrorisme". "Plus d'une cinquantaine de caches, dans des hangars ou des grottes, plus d'une dizaine d'ateliers de fabrication – y compris de bombes, a-t-il détaillé, évoquant également la fabrication de bombes artisanales dans des ateliers clandestins. "Ceci vous montre que cela dépasse l'Adrar des Ifoghas, ça dépasse le Mali, ça dépasse le Sahel", a-t-il souligné.

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S. C. avec AFP