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Mali: une dizaine de combattants d'Aqmi tués par les Français selon Le Drian

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, ici le 12 février dernier, a annoncé qu'une dizaine de combattants d'Aqmi ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi au Mali.

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, ici le 12 février dernier, a annoncé qu'une dizaine de combattants d'Aqmi ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi au Mali. - -

Il s'agissait de "combattants d'Aqmi", le groupe jihadiste qui opère dans la vallée d'Amettetaï et l'adrar des Ifoghas, cette région montagneuse du nord-est du Mali. Le groupe avait été repéré par les drones Reaper acquis récemment par la France.

Les hommes avaient été repérés par des drones. Une dizaine de combattants d'Aqmi ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi par des avions de combat et des hélicoptères français dans le nord-est du Mali, a indiqué jeudi le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Le groupe avait été repéré par les drones Reaper acquis récemment par la France, a précisé le ministre à quelques journalistes, confirmant une information du Figaro.

"Ce sont les drones que l'armée française possède désormais qui ont permis d'identifier ce groupe en train de manipuler des roquettes, ce qui a permis une action coordonnée de l'aviation de chasse et des hélicoptères Tigre pour aboutir à la neutralisation d'un nombre significatif" de combattants, a-t-il dit.

"Le péril n'est jamais clos"

Selon l'état-major des armées, l'opération combinée des Reaper, de Mirage 2000D et d'hélicoptères Tigre, a débuté mardi en fin d'après-midi et s'est achevée après des frappes aériennes environ cinq heures après.

"Le péril n'est jamais clos. J'ai dit que nous avions gagné la guerre, mais il faut être vigilants sur les risques de reconstitution de réseaux" jihadistes, a souligné Jean-Yves Le Drian. C'est pour ça que la France, qui compte actuellement environ 1.600 soldats sur place laissera dans les prochains mois au Mali "un millier d'hommes dont la mission est le contre-terrorisme", a-t-il ajouté.

Selon l'entourage du ministre, il s'agissait de "combattants d'Aqmi", le groupe jihadiste qui opère dans la vallée d'Amettetaï et l'adrar des Ifoghas, cette région montagneuse du nord-est du Mali.

L'action conjuguée des drones, des avions de combat et des hélicoptères français illustre le nouveau dispositif des forces françaises dans la région. Les Reapers, qui ont repéré le groupe, sont basés à Niamey. Les Mirage 2000D venaient de leur base de N'Djamena et les hélicoptères Tigres de Tessalit, dans le nord du Mali, a-t-on souligné de même source.

Les islamistes se seraient réorganisé au Mali

Selon le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron, les forces françaises étaient mardi "en mission de surveillance d'une zone qui peut éventuellement servir d'abri à des terroristes".

La précision du renseignement fourni par les Reaper a permis d'identifier ce groupe d'une dizaine d'hommes "en possession de roquettes de 122 mm et des moyens de mise à feu de ce matériel", a-t-il indiqué, précisant qu'ils avaient procédé à "un tir de roquette".

"C'est une opération assez caractéristique de ce que peut faire la force française Serval, indépendamment du volume de ses effectifs. Aujourd'hui, Serval est une force 'en réaction', capable d'agir très vite", a poursuivi le colonel Gilles Jaron.

Un responsable de l'armée malienne dans le Nord du pays a affirmé, sous couvert d'anonymat, que "les islamistes venus notamment de Libye se sont réorganisés sur le terrain". "Ils ont constitué deux bases au nord-est que les militaires français viennent de détruire (dans la nuit de mardi à mercredi). Il y a eu au moins 11 terroristes tués", a-t-on ajouté, en précisant que l'opération s'était déroulée dans la région de Kidal.

La France a acquis en 2013 aux Etats-Unis deux drones de surveillance Reaper qui opèrent depuis mi-janvier depuis leur base de Niamey, permettant une meilleure couverture de la zone sahélienne au profit de la force Serval.

C.P. avec AFP