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Egypte: 33 manifestants islamistes condamné à 6 ans de prison

Partisans de Morsi lors des manifestations de l'été dernier, ont été condamnés à mort.

Partisans de Morsi lors des manifestations de l'été dernier, ont été condamnés à mort. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Ils ont été condamnés pour participation à des heurts en marge d'une manifestation, appartenance aux Frères musulmans de Mohamed Morsi déclarés "terroristes", et pour agression de membres des forces de sécurité.

Un tribunal égyptien a condamné lundi 33 partisans du président destitué Mohamed Morsi à six ans de prison pour des violences survenues durant une manifestation illégale, a-t-on appris de source judiciaire. Depuis fin novembre, la loi égyptienne interdit toute manifestation n'ayant pas obtenu l'autorisation de la police. En vertu de ce texte, des centaines d'islamistes ont été arrêtés, et même des militants de l'opposition laïque ont écopé de peines de prison.

Depuis l'éviction le 3 juillet par l'armée du premier président élu démocratiquement du pays, policiers et soldats répriment les manifestations pro-Morsi dans une campagne qui s'est soldée, selon Amnesty International, par plus de 1.400 morts en près de neuf mois.

Lundi, le tribunal d'Alexandrie a condamné 33 pro-Morsi pour participation à des heurts en marge d'une manifestation en décembre, pour appartenance à une organisation interdite -les Frères musulmans de Mohamed Morsi déclarés "terroristes"- et pour agression de membres des forces de sécurité, selon les sources judiciaires.

Nombreuses condamnations à mort par ailleurs

Les prévenus ont également écopé d'amendes de 50.000 livres égyptiennes (5.200 euros). Les partisans de Mohamed Morsi manifestent régulièrement pour réclamer le retour son pouvoir et ces défilés dégénèrent régulièrement en violences meurtrières. Mohamed Morsi lui-même, comme la quasi-totalité des dirigeants des Frères musulmans, encourt la peine de mort dans plusieurs procès.

Récemment, 529 pro-Morsi ont été condamnés à mort au deuxième jour de leur procès pour des violences durant l'été. Ces condamnations expéditives ont déclenché de vives critiques de la communauté internationale et des défenseurs des droits de l'Homme.

A.S. et A.D. avec AFP