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Simone Gbagbo jugée à partir du 31 mai pour crimes contre l'humanité

Simone Gbagbo, l'ex-Première dame ivoirienne, sera jugée pour crimes contre l'humanité à partir du 31 mai.

Simone Gbagbo, l'ex-Première dame ivoirienne, sera jugée pour crimes contre l'humanité à partir du 31 mai. - ISSOUF SANOGO - AFP

L'ex-Première dame ivoirienne, Simone Gbagbo, sera jugée à partir du 31 mai à Abidjan pour crimes contre l'humanité lors de la crise postélectorale de 2010-2011, a-t-on appris ce lundi lors de l'ouverture de la session d'assises.

Simone Gbagbo, épouse de l'ancien président Laurent Gbagbo et actuellement incarcérée à Abidjan, était présente au tribunal ce lundi, a constaté un journaliste de l'AFP. L’ex-Première dame sera jugée pour crimes contre l’humanité à partir du 31 mai.

Cheveux grisonnants et rasés court, robe marron, Mme Gbagbo, seule accusée non menottée des 13 accusés devant comparaître pendant la session, a été acclamée à son arrivée dans la salle par ses partisans. Souriante, elle les a salués de la main en gagnant sa place dans le box. A la fin de l'audience, elle a même embrassé de nombreux visiteurs, mais refusé de s'exprimer devant la presse. Protagoniste majeure de la crise, l'ancienne "Dame de fer" à la personnalité controversée, a déjà été condamnée à Abidjan en mars 2015 à 20 ans de prison, notamment pour "attentat contre l'autorité de l'Etat". 

Elle est également poursuivie pour "crimes contre l'humanité" par la Cour pénale internationale (CPI) à la Haye, où le procès s'est d'ailleurs rouvert ce lundi. Mais Abidjan refuse son transfèrement à La Haye, affirmant être en mesure d'assurer une justice exemplaire sur le sol ivoirien.

A.M avec AFP