BFMTV

Côte d'Ivoire: Michel Gbagbo inculpé pour avoir annoncé la "disparition de 300 détenus politiques"

Michel Gbagbo a été inculpé pour avoir annoncé la disparition de prisonniers politiques en Côte d'Ivoire, mais a été laissé en liberté.

Michel Gbagbo a été inculpé pour avoir annoncé la disparition de prisonniers politiques en Côte d'Ivoire, mais a été laissé en liberté. - ISSOUF SANOGO / AFP

Michel Gbagbo, le fils de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, a été inculpé pour avoir annoncé la disparition de prisonniers politiques en Côte d'Ivoire, mais a été laissé en liberté, a annoncé ce jeudi le procureur d'Abidjan, Richard Adou.

Selon le communiqué du procureur d’Abidjan Richard Adou, lequel a annoncé l’inculpation de Michel Gbagbo pour avoir annoncé la disparition de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, sans pour autant l’incarcérer, cette inculpation pour "divulgation de fausses nouvelles" fait suite à une interview accordée au site d'information en ligne Koaci.com, publiée le 2 mai. Dans cet entretien, le fils de l’ancien président Laurent Gbago déclarait qu'"à la date du 30 mars 2016, 250 personnes étaient encore détenues dans les prisons" ivoiriennes et que "300 personnes (...) inculpées et placées sous mandat de dépôt depuis 2011 sont portées disparues".

Le directeur général d’un site internet inculpé aussi

Le communiqué de Richard Adou explique que "le parquet informe qu'il n'a été saisi d'aucun cas de disparition d'inculpés de la crise postélectorale", critiquant les déclarations "sans fondement et mensongères" de Michel Gbagbo. Le procureur ajoute également que, dans le cadre de cette affaire, Laurent Despas, directeur général du site d'information Koaci.com, a lui aussi été inculpé pour "divulgation de fausses nouvelles".

A.M avec AFP