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Côte d'Ivoire: des ONG parties civiles refusent de participer au procès de Simone Gbagbo

L'ex-Première dame de Côte d'Ivoire, Simone Gbagbo.

L'ex-Première dame de Côte d'Ivoire, Simone Gbagbo. - ISSOUF SANOGO - AFP

Des organisations ivoiriennes de défense des droits de l'homme, parties civiles au procès de Simone Gbagbo, l'ex-Première dame de Côte d'Ivoire, ont annoncé ce lundi leur refus d' y participer, dénonçant, à la veille de son ouverture, un jugement "organisé à la va-vite".

Dans un communiqué conjoint, la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), la Ligue ivoirienne des droits de l'homme (LIDHO) et le Mouvement ivoirien des droits de l'homme (MIDH) qui disent représenter "près de 250 victimes", ont annoncé leur décision de "se tenir à l'écart de ce procès", en l’occurrence celui de l’ex-Première dame Simone Gbagbo. Toutes ces ONG estiment que le jugement à venir est bâclé tant son organisation est précipitée.

Manque de "pertinence"

Pierre Kouamé Adjoumani, président de la Ligue ivoirienne des droits de l'homme (LIDHO) explique que "nos avocats n'ont pas eu accès à toutes les étapes de la procédure. N'y ayant pas eu accès, sur quelle base vont-ils défendre leurs dossiers?" Une interrogation qui le pousse à déclarer que "cela ne servira à rien d'aller faire de la simulation", évoquant un procès qui manque de "pertinence". Simone Gbagbo "est accusée de ‘crime contre l'humanité’, un acte qu'elle aurait commis en bande organisée, alors pourquoi est-elle jugée seule? ", s’interroge encore Pierre Kouamé Adjoumani.

Déjà condamnée par la justice de son pays à 20 ans de prison pour "atteinte à la sureté de l'Etat", l'ex-Première dame de Côte d'Ivoire comparaîtra mardi à Abidjan, dans un nouveau procès court-circuitant la Cour pénale internationale (CPI) qui la réclame, et qui juge actuellement son époux Laurent Gbagbo.

A.M avec AFP