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Affrontements entre policiers et salafistes en Tunisie

Des affrontements ont éclaté dimanche à Kairouan (photo) et Tunis entre la police et des salafistes protestant contre l'interdiction du rassemblement annuel de leur organisation, Ansar al Charia, dont le gouvernement islamiste modéré juge qu'elle représen

Des affrontements ont éclaté dimanche à Kairouan (photo) et Tunis entre la police et des salafistes protestant contre l'interdiction du rassemblement annuel de leur organisation, Ansar al Charia, dont le gouvernement islamiste modéré juge qu'elle représen - -

KAIROUAN (Reuters) - Des affrontements ont éclaté dimanche à Kairouan et Tunis entre la police et des salafistes protestant contre l'interdiction du...

KAIROUAN (Reuters) - Des affrontements ont éclaté dimanche à Kairouan et Tunis entre la police et des salafistes protestant contre l'interdiction du rassemblement annuel de leur organisation, Ansar al Charia, dont le gouvernement islamiste modéré juge qu'elle représente une "menace pour la société".

Ansar al Charia, qui soutient ouvertement Al Qaïda, est considérée comme l'organisation islamiste la plus radicale apparue en Tunisie depuis la "révolution du jasmin" qui a renversé le régime du président Zine ben Ali.

Son rassemblement devait réunir dimanche des dizaines de milliers de personnes à Kairouan, ville du centre du pays.

La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour y repousser des centaines de jeunes manifestants qui leur lançaient des pierres, a constaté un journaliste de Reuters. La plupart des commerçants de Kairouan, anticipant des violences, avaient fermé boutique.

Des incidents similaires se sont produits à Tunis, où la police a lancé des grenades lacrymogènes et tiré en l'air pour disperser quelque 500 salafistes.

Ansar al Charia a par ailleurs annoncé l'arrestation de son porte-parole, Saïfeddine Raïs, ce que des sources sécuritaires ont confirmé, sans en préciser ni le moment, ni le lieu.

Le ministère de l'Intérieur a interdit vendredi le rassemblement de Kairouan en expliquant dans un communiqué que le mouvement salafiste "fait preuve de mépris envers les institutions de l'Etat, incite à la violence contre elles et représente une menace pour la sécurité publique".

La police tunisienne a attribué à un salafiste l'assassinat de l'opposant de gauche Chokri Belaïd, qui avait provoqué en février les plus importantes manifestations depuis la "révolution de jasmin" début 2011.

Zoubier Souissi, Tarek Amara et Mohamed Argoubi; Hélène Duvigneau, Pascal Liétout et Tangi Salaün pour le service français