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Paris est désormais l'une des seules grandes villes où les prix immobiliers reculent depuis un an

Les prix baissent à Paris

Les prix baissent à Paris - Eric Feferberg

L'époque où Paris et les grandes métropoles dictaient le marché immobilier est révolue. Ce sont les villes moyennes ou les communes rurales qui, aujourd'hui, connaissent de fortes croissances en matière de prix.

Les cartes changent de mains et les petites communes prennent leur revanche. Dans son dernier baromètre, MeilleursAgents constate que l'année 2021 devrait être exceptionnelle. "Le volume de transactions réalisé en 2021 devrait frôler les 1,2 million selon les projections des équipes scientifiques". Un nombre de ventes dans l'ancien historique qui ferait de 2021 la meilleure année de tous les temps en termes de ventes, battant le record déjà exceptionnel de 2019 (1,067 million). Une estimation partagée par d'autres professionnels du secteur comme Century 21.

Côté prix, des hausses s'affichent également. MeilleursAgents constate une progression de 4,9% entre le 1er septembre 2020 et le 1er septembre 2021. Mais là, une nouveauté survient. "La hiérarchie qui régissait le marché depuis 5 ans s’est totalement inversée. L’époque où Paris et les dix plus grandes métropoles françaises tiraient à elles-seules les tarifs vers le haut est révolue. Aujourd’hui, ce sont les communes rurales qui connaissent la plus forte croissance (+6,4% en 12 mois)".

Les prix reculent à Paris

Sur la période, Paris voit ses prix reculer de 1,5% sur un an. "Les tarifs intra-muros ne diminuent plus depuis le printemps" dans la capitale, constate en revanche MeilleursAgents. Les villes du Top 10, quant à elles, enregistrent des résultats extrêmement hétérogènes. Strasbourg arrive en tête des hausses avec +9,8% sur un an, suivi de Nantes (+9%) et de Marseille (+6,4%). Moins spectaculaire, Rennes affiche une progression de 5,4%, Lyon de 3,4%, Montpellier de 3,2%, Bordeaux de 2,2% et Nice de 0,5%. Toulouse voit en revanche ses prix immobiliers baisser de 0,3%.

En un an, les agglomérations du Top 40 ont vu leurs tarifs progresser de +4,9% en cœur de ville et de 5,8% en grande banlieue. Ainsi, les villes moyennes profitent de la crise à l’instar de Brest (+8,2%), Angers (+7,4%), Reims (+6,9%), Quimper (+6,8%) ou encore Orléans (+6,2%).

Les prix en zone rurale ont retrouvé leur niveau de 2008 avec une accélération plus marquée au cours des 18 derniers mois. Ce regain d’attractivité se traduit par une hausse des volumes de ventes annuelles (+13% depuis le 1er mars 2020). "Cependant, ce phénomène est à relativiser selon les territoires concernés", précise MeilleursAgents. Le spécialiste distingue trois segments : les secteurs péri-urbains, les zones de résidences secondaires et les communes plus isolées. Si les deux premiers connaissent des hausses de prix exceptionnelles (respectivement +9,7% et +9,4% en un an), les communes les plus isolées restent pour leur part en retrait (seulement +1,7%). "Parmi les raisons qui peuvent expliquer cette dynamique : le télétravail qui, même s’il semble amené à perdurer, devrait rester une pratique occasionnelle", rappelle MeilleursAgents.

https://twitter.com/DianeLacaze Diane Lacaze Journaliste BFM Éco