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Le marché immobilier débute l'année 2021 de manière très dynamique

Vue de Bordeaux

Vue de Bordeaux - Nicolas Tucat - AFP

Les Français vouent toujours un amour à la pierre. Et lors de ce premier trimestre, les prix sont en hausse et les délais de vente en baisse, rapporte le réseau Laforêt.

Le marché immobilier tient bon en ce début d'année, tout du moins selon les premiers résultats dévoilés par un réseau immobilier sur cette période. Dans une étude publiée ce lundi, Yann Jéhanno, président du réseau Laforêt constate que "le 1er trimestre 2021 s’affirme bien plus dynamique que les prévisions de nombreux observateurs ne le laissaient supposer". Et il ajoute: "Avec la perspective d’une campagne massive de vaccinations, on peut espérer une année 2021 encore très dynamique sur le marché de l’immobilier ancien". Depuis le début de l'année, le site internet du réseau Laforêt enregistre près de 2 millions de visites chaque mois. "Un niveau historiquement élevé qui reflète celui de la demande, en progression de 14% au niveau national par rapport au dernier trimestre 2020, durant lequel un nouveau confinement a ralenti l’expression des intentions d’achat", constate le réseau d'agences immobilières. Dans le détail, à Paris la demande augmente de 8% sur un trimestre, en Ile-de-France hors Paris de 12% et dans les autres régions de 16%.

Le réseau Laforêt enregistre en parallèle une hausse des transactions, alors que 2020 avait déjà été la deuxième meilleure année de l'histoire en volumes de ventes. Ainsi, les transactions progressent au premier trimestre: +3% au national par rapport au dernier trimestre 2020.

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Une offre qui se réduit

Entre les années précédentes qui ont vu des records de transactions et un immobilier neuf en berne, la disponibilité de biens à la vente s’est encore amoindrie l’an dernier. Une situation qui se confirme au premier trimestre 2021 avec une diminution constatée de l’offre sur le réseau Laforêt de 4% au national. "Avec des mises en vente qui ne se font pas au même rythme que les acquisitions et une demande qui continue de progresser, le marché est asséché", précise l'étude.

A Paris, l'offre progresse de 9%. Laforêt précise: "Une détente du marché à relativiser toutefois, puisque cette augmentation représente en réalité entre 1 à 2 biens supplémentaires par agence du fait d’un volume historiquement très faible". L’Île-de-France, en revanche, commence à souffrir de l’intérêt que les Parisiens lui portent. Ainsi, l’offre perd 1% par rapport au dernier trimestre 2020. Dans les autres régions, elles aussi victimes de leur succès, l’offre chute de 5%.

Des délais en baisse, des prix en hausse

Sans surprise, les délais de vente se réduisent. Ils s'élèvent à 84 jours au national, soit 4 jours de moins qu’au dernier trimestre 2020. À Paris cependant, ils s’allongent, passant à 76 jours (+4 jours), tandis qu’en Île-de-France le marché continue de se fluidifier, puisqu’ils reculent de 5 jours par rapport au 4e trimestre 2020, à 67 jours. Même tendance en régions, où il se déroule désormais 91 jours en moyenne entre la mise en ligne d'une annonce et la signature d’un compromis de vente, soit 5 jours de moins qu’au dernier trimestre.

Les prix, eux, continuent leur progression. Ils ont progressé de 1,3% sur un an. Avec des tarifs un peu plus sages (-0,5 %), Paris conserve toutefois un prix moyen au mètre carré encore très supérieur au reste de la France, à 10.535 euros du mètre carré. En Île-de-France, la hausse des prix se poursuit, à +0,7 %, soit 4.354 euros du mètre carré. Une situation concomitante à la progression de la demande et à une offre qui commence à s’essouffler. "En régions, enfin, la ruée vers l’ouest n’est pas sans conséquence. Des villes comme Angers (+4 %), Lorient (+6 %), Nantes (+6,5 %) ou Rennes (+9 %) voient leurs prix progresser significativement sur les 12 derniers mois", constate Laforêt.

Il faudra cependant attendre les jours et les semaines qui viennent pour voir si ces tendances se confirment dans les autres réseaux d'agences immobilières et chez les notaires.

Diane Lacaze