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Ces promoteurs immobiliers qui ont le mieux résisté à la crise sanitaire en 2020

Promoteurs: les gagnants et les perdants de 2020

Promoteurs: les gagnants et les perdants de 2020 - Philippe Desmazes - AFP

En 2020, les chantiers ont été stoppés net pendant le premier confinement. Si certains promoteurs ont vu leur chiffre d'affaires chuter, d'autres s'en sont mieux sortis après le déconfinement.

Ils sont 6 à avoir connu la croissance en 2020. Le Moniteur a réalisé un classement des promoteurs immobiliers en fonction de leur chiffre d'affaires. L'année dernière, avec le covid, les chantiers ont été stoppés net pendant le premier confinement, pénalisant ainsi les promoteurs. Si 6 groupes dans le top 20 des promoteurs ont connu la croissance, c'est presque moitié moins qu'en 2019 (ils étaient 14). Pour les autres, ils enregistrent un recul de 5 à 37% de leur chiffre d'affaires l'an dernier.

"Sils sont dans le rouge, c'est parce qu'il y a eu le confinement qui a planté leur chantier pendant 40 à 90 jours, (...) les maires qui ne donnent pas les permis de construire, les nouvelles équipes qui ont demandé à reprogrammer les programmes immobiliers", explique sur BFM Business ce mercredi Barbara Kiraly, rédactrice en chef adjointe du Moniteur.

Ainsi, Nexity, Procivis, Groupe Alila, Bassac, Quartus et Crédit Agricole Immobilier ont limité la casse. "Pour certains, les ventes en bloc à CDC Habitat, dès le printemps dernier, puis aux investisseurs institutionnels, de retour en force dans le résidentiel, ont permis d’amortir la chute", analyse Vincent Desruelles, directeur d’études chez Xerfi, cité par Le Moniteur.

Une année 2021 meilleure?

L'an dernier, les deux qui ont connu la plus forte progression de leur chiffre d'affaires, à savoir Groupe Alila (+23%) et Procivis (+19%) sont très présents dans la Vefa (vente en l'état futur d'achèvement) de HLM. Le rôle des bailleurs sociaux a donc aidé.

A la question de savoir si les constructeurs seront touchés en 2021 et 2022 par la flambée des prix des matériaux, Vincent Desruelles se veut confiant. "A priori non, car les gros sont solides financièrement. Ils ont des actionnaires de référence et des capacités à se repositionner sur des segments minoritaires comme l’immobilier géré, qui permettent d’atténuer les difficultés".

Diane Lacaze