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Trafic post-brexit légèrement ralenti à Calais à cause de vents violents

Des camions arrivent au port de Calais via le Tunnel sous la Manche, le 25 décembre 2020

Des camions arrivent au port de Calais via le Tunnel sous la Manche, le 25 décembre 2020 - FRANCOIS LO PRESTI © 2019 AFP

Une zone de délestage a été mise en place près de Calais en raison de difficultés de circulation.

Les autorités ont mis en place jeudi, pour la première fois depuis la période post-Brexit, une zone de délestage des véhicules sur l'autoroute menant au port de Calais et au tunnel sous la Manche, à cause de difficultés "modérées" dues aux vents violents.

A cause de "légères remontées de flux sur la rocade du port" dues à "la tempête surtout", la préfecture du Pas-de-Calais a mis en place une boucle de déviation, a indiqué à l'AFP le sous-préfet chargé du Brexit Paul-François Schira, évoquant un "seuil d'alerte modérée". Les forts vents soufflant sur la zone ont notamment perturbé le trafic des ferries entre mercredi et jeudi.

Un délestage avant Calais

Les véhicules dans le sens Belgique-France sont délestés à l'échangeur 49, quelques kilomètres avant Calais, depuis 10 heures et jusqu'à 17 heures au moins, selon l'arrêté préfectoral qui souligne "la "densité du trafic à l'approche des plateformes Transmanche" et "le ralentissement généré et le trouble à l'ordre public qui peut en découler ainsi que la présence de migrants cherchant à monter dans les véhicules de transport de marchandises".

Interrogé par l'AFP, un porte-parole de Getlink, qui exploite le tunnel, n'a pour sa part signalé aucun problème particulier dans la gestion du trafic.

Pour juguler les bouchons que pourrait engendrer le rétablissement des contrôles douaniers avec le Royaume-Uni, les autorités françaises ont prévu de longue date la possibilité d'activer un "plan zonal de gestion du trafic", imposant aux camions d'attendre en Belgique, dans des zones de stockage ou d'emprunter des déviations.

Après un pic au mois de décembre, quand les Britanniques faisaient des stocks de marchandises, le trafic a ralenti. Mais les autorités prévoient une reprise après la mi-janvier, qui pourrait engendrer des perturbations du fait, selon le préfet du Nord, Michel Lalande, de "l'impréparation manifeste côté britannique".

CB avec AFP