BFM Grand Littoral

Nord: des maires frontaliers réclament le retour de l'enseignement du Flamand à l’école

À Wormhout et dans plusieurs autres communes des Flandres françaises, des élus et parents d'élèves aimeraient que les enfants apprennent de nouveau le Flamand en cours.

Et si le Flamand était de nouveau enseigné dans les écoles des Flandres françaises? C'est en tout cas le souhait des maires de Wormhout, Volckerinckhove, Noordpeene, Buysscheure et Ochtezeele, cinq communes situées près de la frontières belges, qui militent aujourd'hui pour le retour de cette langue dans les programmes scolaires à l'école primaire.

Depuis un an, les élèves du CE2 au CM2, qui bénéficiaient auparavant d'une heure de Flamand par semaine, n'y ont en effet plus accès. "Pourquoi est-ce qu'on a tant de difficultés à autoriser un enseignement de notre langue régionale ici en Flandre?", s'interroge au micro de BFM Grand Lille et Grand Littoral Frédéric Devos, maire de Wormhout.

"C'est important parce que les langues régionales, pour nos territoires frontaliers, représentent un atout de développement, assure l'édile. C'est un point qu'il ne faut pas négliger."

Les parents favorables au retour du Flamand

Les élus ne sont pas les seuls à souhaiter le retour du Flamand dans les écoles françaises situées à la frontière des Flandres belges. Les parents d'élèves voient aussi cette langue comme un atout indéniable.

"Nous, Français, quand on va en Belgique, il y a beaucoup d'endroits où il y a des barrières parce qu'on ne comprend pas la langue, explique une mère de famille. Ça pourrait aider, beaucoup."

"Nous somme dans un milieu rural, où beaucoup de gens, l'ancienne génération, parlent encore Flamand, explique une autre habitant de Wormhout. Alors pourquoi pas l'inculquer chez la nouvelle génération?", demande-t-elle.

En l'absence de cours de Flamand dans les écoles, de plus en plus de parents nordistes scolarisent leurs enfants de l'autre côté de la frontière, en Belgique. En plus du Français, le Flamand et le Néérlandais y sont enseignés. Un avantage pour trouver du travail en Belgique une fois adulte.

Juliette Mitoyen Journaliste BFM Régions