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Hauts-de-France: Sud-Rail manifeste contre l'ouverture à la concurrence de trois lots TER

Les Hauts-de-France espère une attribution des marchés fin 2021.

Les Hauts-de-France espère une attribution des marchés fin 2021. - PHILIPPE HUGUEN / AFP

Près de 400 personnes ont répondu à l'appel du syndicat Sud-Rail ce jeudi pour protester contre l'ouverture à la concurrence de trois lots TER espérée en 2023 par le Conseil régional.

Au moins 400 personnes se sont rassemblées jeudi à l'appel du syndicat Sud-Rail devant le siège de la région Hauts-de-France à Lille pour protester contre l'ouverture à la concurrence de trois lots de lignes TER à l'horizon 2023. Ils étaient 630 selon le décompte du syndicat, environ 430 d'après la préfecture.

Attribution des marchés fin 2021

Devant la dégradation des services de la SNCF (retards, annulations, pannes, lignes menacées de suppression), le Conseil régional a lancé un appel d'offres pour trois lots de lignes TER - étoile de Saint-Pol-sur-Ternoise, étoile d'Amiens et ligne Paris-Beauvais. L'attribution des marchés est prévue pour fin 2021, pour une mise en oeuvre opérationnelle la fin 2023.

"Aujourd'hui, on manque de moyens humains pour réparer les rames, entretenir les voies... Dire que la concurrence va régler cela, c'est mentir aux usagers", a déclaré à l'AFP Marc Lambert, membre du bureau régional Sud-Rail, qui estime que la "situation dégradée" est due "au manque de politique de développement à l'échelle nationale".

Selon Brunot Poncet, secrétaire fédéral de Sud-Rail, "les cheminots vont se retrouver vendus comme de simple marchandises dans une future boite privée avec une perte de droits...". "La conséquence pour les usagers va être énorme: ceux qui vont exploiter les lots vont chercher à récupérer de l'argent en rognant sur les conditions de travail, le matériel et parfois sur la sécurité", ce qui va "pénaliser les usagers et les salariés".

"Garantir une tarification sociale pour tous les usagers"

"Je demande et je ferai en sorte que la Région des Hauts-de-France ait des appels d'offres avec des garde-fous", a pour sa part déclaré Karima Delli, présidente de la commission transport au Parlement européen et future cheffe de file EELV aux régionales. "Garantir une tarification sociale pour tous les usagers", "renforcer notamment le fret ferroviaire" et "garantir le statut des salariés."

En marge de ce rassemblement, une délégation était reçue au siège de la région. "Nous avons écouté leurs demandes et réaffirmé que notre ambition est d'améliorer le service et non pas faire des économies", a déclaré à l'AFP Luc Foutry, président de la commission transports.

P.C avec AFP